Démonarchiser la République.

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Le triptyque patrimoine, feuille des impôts et déclaration des revenus est indissociable.

En Politique, il y a deux types de dirigeants :

- ceux qui claironnent partout, font beaucoup de tapage et de bruits à grands coups de klaxons et de bombages de torses indiquant que vous allez voir ce que vous allez voir. En général, ça fait pschitt ! Les mandats présidentiels sont là pour le confirmer.

- et ceux plus discrets qui ressortissent à « la Force Tranquille ».

Les premiers sont de grands discoureurs et tape à l’oeil et font du Grand Spectacle. Les seconds agissent fermement mais sûrement, loin, très loin de la société du Spectacle dont je rappelle encore une fois l’expo à la bibliothèque François Mitterand.

Hollande fait partie de la deuxième catégorie de dirigeants, s’il arrive à se délivrer de l’emprise de son clan d’origine. Lorsque je dis clan, je pense PS mais, au-delà du PS, de la camisole de force du Système politique désuet et périmé en France.

A ceux qui disent qu’il ne faut rien toucher et tout laisser tel quel ou qui moquent les mesures qui soi-disant existaient déjà du temps des discoureurs et des dirigeants adeptes du spectacle au détriment de l’action réelle, je réponds que rien ne peut avancer en France sans commencer par le début : changer de Système Politique. Et je vais sommairement démontrer ici comment et pourquoi. Pour de plus amples détails, consulter la société des rentiers qu’il faut défaire. Ca doit être cela le CAP. Le PM et le Président ne l’appellent pas ainsi. Ils ont d’autres mots pour le dire. Vous verrez que le cap que j’ai défini ici est le bon et s’impose de lui-même. Cassez la société des rentiers et la remplacer par un autre format productif, est la condition du Redressement Productif. Rien que pour cette raison, Arnaud Montebourg et les autres se trompent d’angle d’attaque et d’axe de réflexion.

Peut-être n’était-ce pas précisément à cela que le candidat Hollande pensait, lorsqu’il en avait fait son slogan de campagne ; pourtant ce slogan a résonné dans le subconscient des électeurs qui sentent, voient et savent depuis que le Système Politique à la Française est à bout de souffle, ne produit plus rien que des élus opportunistes, enrôlés dans les partis politiques pour obtenir un mandat et un poste ministériel et s’enrichir en faisant le minimum que l’on fera passer au niveau des grands discours, comme le maximum. Combien de fois avez-vous entendu les élus dire qu’ils travaillaient autant que Stakhanove ? Histoire de justifier leurs avantages, privilèges et autres régimes spéciaux sur le dos de la société et de l’économie toutes entières. Sans honte. Au contraire, tels des pirates, avec superbe, hargne, hypocrisie et mépris, ils ont persisté et signé dans leurMythomanie.

Si Hollande ne fait qu’une seule chose, le temps politique étant parfois long, même si cette fois-ci on bénéficie d’une conjoncture exceptionnelle : la crise et son effet accélérateur, si Hollande ne fait que cela : la réforme des Institutions qui va de pair avec la moralisation politique et celle de la décentralisation, alors, il aura réussi à renverser la table politique et à faire entrer la France dans une ère Nouvelle.

C’est tout le mal que je lui souhaite, car cette réforme est au coeur de la Relance de la Machine France.

A ceux qui disent que ce qui a été annoncé existait-déjà, la question est pourquoi est-on dans cet état calamiteux ? Et pourquoi sont-ils opposés à ce qui leur est demandé : la publication de leur patrimoine qu’ils disent déjà publier aux administrations ad hoc.

Si vous cherchiez un autre exemple du clonage institutionnel, en voici un frappant : les élus sont prêts à se conformer au protocole des administrations fiscale, parlementaire, etc… mais pas à laTransparence Populaire. Cela vous dit à quel niveau de mépris ils tiennent le peuple qui est leur Employeur. Nos élus ont besoin d’être formés à la République.

Première leçon : ce n’est pas l’administration fiscale, judiciaire ou parlementaire qui vous recrutent, c’est le peuple Français. Et c’est devant lui et à lui que vous devez rendre des comptes en premier lieu et en tous temps. L’Etat procède du peuple et non l’inverse. Sans le peuple, il n’y pas d’Etat. Les administrations sont là pour faire fonctionner l’Etat. Au coeur et au départ d’une Nation et d’un Etat, il y a le Peuple. Et ça, c’est nouveau pour nos élus qui le découvrent. Triste.

La Réforme des Institutions prendra du temps et « ira jusqu’au bout » a dit le PM Ayrault, car elle est « nécessaire ». J’ajoute « nécessaire et exigible ». On est d’accord. Et puis, quelqu’un qui me dit à Moi qu’il « ira jusqu’au bout », je suis forcément d’accord et je le suis.

Extrait de la présentation du clonage institutionnel. « La France est un pays fondamentalement structuraliste, non pas uniquement par sa capacité à concevoir des systèmes, des organisations et à inventer des modèles conçus comme une fin en foi, mais dans son ensemble ».

Il ne suffit pas de créer des dispositifs, encore faudrait-il que ceux-ci soient opérationnels et opèrent réellement. Jusqu’ici, on se contentait de régler les problèmes par la création d’un énième organisme sans pouvoirs d’action et d’exécution, un peu comme ces lois qu’on vote à l’assemblée et qui ne sont suivies d’aucun texte d’application et quand un tel texte d’application est signé, il se révèle inadapté à régler les problèmes qu’il est supposé régler. C’est qu’en France, les lois sont conçues comme un cadre auquel les situations personnelles doivent se conformer ou correspondre ; tout cas qui n’est pas supporté par la loi est abandonné à lui-même. Drôle de loi dont on ne questionne pas l’irréalisme ou la charge idéologique décalée par rapport au Vécu des citoyens.

Quand vous arrivez à ce type de constat, vous comprenez pourquoi la France fonctionne à vide actuellement, tourne en rond, perd de sa compétitivité et sa place à l’international : elle est rongée par le Système. Et ceci de plusieurs façons :

- par un recrutement des candidats à la députation à qui on demande une compétence du fonctionnement des partis politiques et du Système moins que celle de la connaissance du Peuple et du terrain qu’ils vont représenter. Des élus non représentatifs = lois scélérates = improductivité. La non représentativité de l’assemblée nationale est un frein à la croissance. Rien qu’ici, on est déjà mal barré.

- par une absence d’audits de l’action des élus des grands conseils généraux, régionaux, municipaux, intercommunaux… y compris en termes de moeurs. Car, cette absence débouche sur le clientélisme et le Népostime qu’il faut aussi encadrer. Il en va de la crédibilité des élus devant leurs administrés et du reste.

- par une absence de transparence sur la fortune amassée des élus. Les hommes politiques croient qu’on découvre qu’ils sont riches comme Crésus. Tous les citoyens le savent et trouvent cela injuste. Ils ont les yeux pour voir qu’on entre en politique, en opportuniste et arriviste minable et en 10-20 ans, on s’enrichit scandaleusement. Cela saute aux yeux. C’est même la seule chose que la politique produit de significatif en France. Alors, on entend dire qu’il faut des riches dans un pays. Quelle découverte ! Des riches il en faut. Des pauvres aussi ? et qui devraient le rester ?

Mais, restons sur la nécessité des riches dans un Etat, si ces riches font de l’évasion fiscale, que reste-t-il au pays qui les enrichit ? Si ces riches n’investissent pas dans l’économie active et non passive (la pierre), quel est leur intérêt ? Si ces riches n’ont d’autres intérêts que le leur et celui de leur épouse, enfants et familles, ils deviennent carrément nocifs à la société : effet soustracteur sur l’économie ? Si ces riches détournent les fonds publics et pervertissent la loi de la concurrence dans l’attribution des marchés donnés aux petits copains et copines et réseaux familiaux ; démoralisent les citoyens et les entreprises ; entravent le développement local, car ils comptent sur les subventions de l’Etat qui pleuvent sans arrêt, où trouver la croissance et comment créer la confiance des citoyens au Système ? Sans productivité, sans confiance, l’économie ne bougera jamais. C’est la réponse à Bruxelles qui a compris l’importance de l’évasion fiscale et consacrera le prochain sommet européen sur le sujet.

Non aux comptes en Suisse et si un tel compte existe, il doit être déclaré, ses revenus contrôlés et l’impôt payé en conséquence. Lutte contre la corruption et l’évasion fiscale.

Non à Claude Bartolone qui emploie son épouse. Ceci doit être interdit. On peut épouser sa collaboratrice. Mais à l’instant même, elle cesse de travailler dans votre office.

Idem, les déclarations du patrimoine doivent être familiale : l’élu et son épouse, et complétées par celles des revenus et la feuille d’impôt pour la véracité des déclarations.

- Là-dessus arrive l’usure du pouvoir par deux voies : le cumul des mandats et la longévité non justifiée par l’action de certains hommes politiques. A ce sujet, on entend dire que le cumul des mandats n’a pas été traité. Normal, c’est complexe et il faut l’envisager dans sa globalité, avec la décentralisation. Sur la longevité des mandats, j’ai un exemple du Maire de ma commune. Lorsqu’il se présentait et qu’il perdait les élections, il critiquait les élus qui ne partent jamais du pouvoir. Depuis qu’il est élu, il a fermé son entreprise – soustraitant des autoroutes – et donc vidé les emplois pour se replier à la Mairie et à l’Intercommunalité et autres syndicats : le business est trop juteux. Il va solliciter un troisième mandat, en plus d’avoir bénéficié d’une année de bonus en raison du décalage des élections municipales de 2008. Entretemps, la ville est au point mort. Même qu’elle se dégrade.

Il est spécialisé en recrutement extérieurs des agents municipaux qui n’habitent pas la ville, comme la fille du sénateur Saugey qui vit dans un village à quelques encablures de Villefontaine, embauchée pour faire la communication du Maire, dans un deal institutionnel : le sénateur a négocié une loi pour le territoire ; en échange, on embauche qui je viens de vous dire. République bananière. Ni plus, ni moins. An Afrique, l’évasion fiscale a ruiné le continent. Avis à ceux qui soutiennent la discrétion dans la déclaration des revenus, du patrimoine et la publication de la feuille d’impôt des élus. Avis également à ceux qui pensent comme la famille Le Pen que détenir un compte en Suisse, c’est normal pour un Français. Ce sont nos grands patriotes, experts en trafics d’argent et en blanchiment de fortunes mal acquises.

Un conseil à ceux qui veulent se présenter aux élections municipales en 2014, si vous avez un dinosaure en face, commencez votre campagne maintenant.

- Puis, il y a la fabrique des élus qui pose également problème avec l’Ecole à deux vitesses.

- Puis celle du nombre des élus. Il est vrai que le mille feuille administratif a généré une explosion de leur nombre qui devait être compensée par une réduction du nombre des membres du gouvernement, des députés et des sénateurs, et ceux du conseil économique et social, puisque les conseils régionaux en particulier mettent en oeuvre les contrats de Plans Etat-Région et sont formés comme des gouvernements locaux avec un conseil économique et social chacun. Connaître l’Institution régionale.

- Puis l’organisation des élections en France et le financement de la vie publique qui font vivre tout et rien en politique est un souci majeur. On y reviendra plus spécifiquement.

- Puis, il y a les nominations au gouvernement. Pourquoi le gouvernement en France est-il exclusivement composé des professionnels arrivistes et opportunistes de la Politique ? Ce n’est pas Normal. J’ai proposé ici même une nomination au tiers entre professionnels de la politique, privé et société civile. Quand on arrivera là, vous éliminerez beaucoup d’arrivistes en politique. Idem, il faut un rapport dans chaque commune entre le nombre de personnes recrutées sur leur territoire de vie et ceux qui viennent de l’extérieur qui doit rester une exception ; ainsi les habitants doivent s’approprier leurs institutions, travailler avec elles et produire ensemble tout en partagent les richesses. C’est comme cela qu’on entreprendra la « Révolution Civique » chère à J.F. Copé, par une participation active, responsabilisée et républicaine. C’est la République partagée qu’il faut créer, et non celle des Apparatchiks qui savent tous et qui veulent tout diriger, en traitant les autres en enfants. Il faut entrer dans une société en Age adulte et sortir de la société scolaire. Autre concept traité dans la société des rentiers.

Aux Etats-Unis, l’administration nomme un panel composite. Mais, il semblerait que dans la vieille Europe, la compétence politique est une affaire de fonctionnaires et agents de l’Etat formés aux grandes écoles qui migrent vers les partis politiques et captent le Système et l’Etat dans leurs tenailles. C’est un appauvrissement terrible. La vie naît de la diversité. Et, en économie, on sait que la diversification génère la croissance.

Je sais bien que l’Opposition doit s’opposer à la Majorité et que c’est le jeu. Mais, parfois, la meilleure opposition est l’accompagnement de projets indiscutables.

Diversité et diversification en lieu et place des clones.

Quand j’ai affirmé ici que la réforme institutionnelle est une réforme 3 en 1, je viens de vous en donner l’explication. La Justice sociale et la croissance économique sont liées au fonctionnement institutionnel. En fait, lorsqu’une société va mal et est en crise, c’est le signe que ses institutions dysfonctionnent. Ceux qui vous disent, qu’il manque les lois sur le traitement du chômage et la relance de l’emploi et de l’économie masquent le potentiel du facteur confiance des agents économiques au Système, laquelle confiance favorise l’esprit d’initiative et du risque. Ils masquent également tous les effets d’entraînement qu’un environnement assaini produit sur les acteurs de l’économie. Ils masquent également le cercle vertueux qui en résulte. Environnement assaini : j’ai appelé cela une Ecologie républicaine – Le Président et son PM parlent de « choc de simplification ». Les mots doivent être un programme d’actions en puissance, sinon ce ne sont que des mots.

Lorsque cette étape sera franchie, les médias à leur tour cesseront de faire de l’idolâtrie du Politique au détriment de tous les autres acteurs de la société, comme cela se fait ailleurs. Il n’y a pas qu’Obama qui parle Politique aux Etats-Unis ou les membres de son Administration voire le Speaker Boehner et les membres de l’Opposition ; le panel est varié et diversifié. Chez nous diversité veut dire immigration, c’est un sens perverti. Et lorsque les médias ont voulu faire comme à leur habitude du filtrage de la parole de l’administration Obama, l’équipe présidentielle s’est investie dans les médias sociaux et le net – ce qu’elle savait déjà faire – pour véhiculer ses messages importants. Enrichissement collectif. Aujourd’hui, la presse américaine pleure pour la rareté des membres de l’administration sur leurs antennes, la faute à qui ? Au monopole infect que les médias ont voulu créer pour gérer la parole publique, trahissant ainsi le projet.

La bonne nouvelle est que le développement des réseaux sociaux par la présidence Obama a généré une véritable Révolution Civique des Citoyens qui se sont emparés du débat politique, de l’action sur le terrain et de l’engagement militant, désintéressé, mais oh combien passionné, sur la base du volontariat et de la vie en communauté. La bulle Obama est quelque chose de fantastique. Au moment des élections, elle a fait des Miracles. Tout simplement. Obama a compris qu’il devait rendre des comptes non pas aux Journalistes qui oublient trop souvent leur fonction de relais, et autres réseaux Institutionnels, mais au Peuple. Plus encore que des comptes à rendre, il leur a dit : la République vous appartient, possédez-là, appropriez-vous la et bâtissons-la ensemble. Tous ensemble, noir, blanc, jaune, rouge, pauvre, riche, chômeur, travailleur, croyant et mécréant, jeunes et vieux, femme et homme, hétéro et homo. Immigrés ou nationaux.

Comment ne pas soulever des montagnes et créer une dynamique avec cela ? Non aux clans des Siciliens qui musellent la société.

Je laisse de côté la question de l’immigration qui risque de nous faire dériver vers « le vote des étrangers aux élections locales », qui en France, est plus délicat à manier, en raison du clientélisme du vote musulman par les zélus préoccupés par une seule chose : leur reélection. Système pervers.

La question est comment éviter à notre Système politique de rester un « Clan des Siciliens » ?

L’autre question pendante à celle-ci est : Pourquoi la société civile a-t-elle démissionné. A suivre.

Rappel. TOUT CE QUI EST MENTIONNE ICI EST TRAITE DANS LA SOCIETE DES RENTIERS EN LONG ET EN LARGE. –

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