L’ultime pied de nez de Chavez à l’Amérique.

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L’Occident a pris l’habitude facile d’accuser les dirigeants du monde en développement de tous les maux, se servant de sa puissance mondiale médiatique comme alibi, justificatif et preuve suffisante en soi. Si un tel média-monde le dit, alors c’est vrai.

Comme par hasard, c’était et ce sont toujours les dirigeants du Sud les plus bêtes, les plus dictatoriaux, les plus illégitimes, les moins démocratiques, les plus tyranniques, les plus corrompus, les plus indignes, les affameurs et seigneurs de guerre, les plus inhumains, bref le discours sur le malheur vrai et supposé des pays sous développés était une sorte de malédiction venant de Dieu lui-même. Ne disait-on pas alors que les Noirs et les Sud Américains n’avaient pas d’âme ?

Puis, il y a eu les « Damnés de la Terre », récupérés pour servir la fausse propagande. Au bout du compte, il y a cette comédie de Tribunal Pénal International conçu uniquement pour y juger les crimes de guerre imputables aux mêmes chefs d’Etats étrangers. Pendant ce temps-là, Israël tue les Palestiniens comme bon lui semble, les chefs d’Etats Occidentaux fomentent des coups d’Etats et des guerres partout en Afrique, en Amérique Latine, en Iran, en Afghanistan et dans les pays Arabes pour écarter les dirigeants qui ne se plient pas à leur soif d’argent et de sang des peuples et à leurs pillages systématiques des sous-sol miniers.

Ces Chefs d’Etats qui ne reculent devant aucun mensonge : la guerre en Irak menée pour rien ; devant aucun abus, l’Afghanistan toujours occupée ; devant aucun crime, la mort plus que suspecte de Chavez par arme biologique et des transmetteurs de cancers ; la présence militaire excessive forcée en Afrique : le Mali, le Niger, la Libye, le Soudan sont ainsi annexés ; la menace du régime Syrien ; la fourniture des armes aux rebelles (Lybie et Syrie) et, pour couronner le tout, le sabotage de tout ce que ces pays peuvent mettre en place pour se structurer. Exemple : l’OPEP détruite par la corruption à outrance de l’Arabie Saoudite et des Emirats, traîtres de la cause du Monde Arabe et des pays en développement.

Qu’avaient les présidents Iranien, Syrien, Lybien et ceux de l’Amérique Latine en commun ? Ce sont et c’était pour le président Chavez et Kadhafi, de vrais résistants populaires. Tout ce que l’Occident déteste, car mettant en pièces la fable de leur domination fondée sur un savoir gouverner et gérer exceptionnel. Tu parles ! Tous des Etats qui vivent dans l’opulence sur le dos des autres populations de la planète considérées comme du bétail et ce sont eux les Humanistes, les Démocrates et les Meilleurs d’entre nous.

La mort de Chavez  révèle une fracture profonde Nord/Sud

De temps en temps, une lueur transparaît dans cet océan de mensonges diffamatoires. CNN a enquêté sur l’existence des fameuses armes de destruction massives en Irak. C’est Nick Robertson qui s’en est chargé. Il a fouillé l’Irak, suivi les délégations, traquer les épaves et interroger les gens : aucune trace de l’existence de ces armes dont la CIA se disait formelle de leur existence nulle part dans le pays… 10 ans après l’invasion, on cherche encore. Mais G.W. Bush a détruit tout un pays pour rien et il court toujours. Que disent les médias propagandistes sur le sujet ?

Le reporter Nick  finit quand même par avouer – en Amérique, on côtoie le meilleur et le pire heureusement, à Londres aussi, car ailleurs en Occident,  toute remise en question des « puissants » et des institutions ne peut être qu’exceptionnelle -, il a fini par reconnaître que ceci constituait l’échec de l’espionnage le plus terrible de l’histoire des Etats-Unis. Comment cela a-t-il été possible ? Qui dédommagera l’Irak ? C’est la suite de cet épisode qui ne peut pas rester impuni. Blair, Powell et Bush iront-ils à la Haye, au Tribunal Pénal International pour répondre de leurs mensonges ou y verra-t-on un jour les agents de la CIA, comme au procès de Nurenberg ?

En Afghanistan, c’est un autre bras de fer qui se joue. L’Amérique ne veut plus partir, après 12 ans d’occupation, depuis 2001. Alors que le président Karzaï a demandé le départ de toutes les troupes, maintenant que la mission est terminée : Ben Laden a été éliminé et, bien que Obama a débuté son premier discours de son second mandat sur l’Etat de l’Union, en disant que la guerre en Afghanistan était bel et bien terminée, on n’en voit pas le bout. Il semblerait qu’au contraire, Washington est entrain de forcer la main au président Karzaï afin d’établir une base militaire en Afghanistan. De force. 20 000 soldats pourraient y rester, après 2014, date de fin de retrait annoncé. Un retrait qui traîne en longueur. Volontairement.

Le Président Karzai a mis en garde les US contre leur double jeu : ils auraient pris langue avec les Talibans. Admirez le travail. Le nouveau Secrétaire à la Défense était en visite surplace. Sa visite a été marquée par une explosion ; en guise de mécontentement. L’ambiance entre les Afghans, chargés de la sécurité et les GI’s serait en dégradation continue ; même que l’un d’eux a tiré sur les GI’s.

Après, vous entendrez que Karzaï est un Dictateur de la pire espèce et les médias, qui sont la propriété des Capitalistes, ne pourront qu’obtempérer. La mort d’un certain journalisme est programmée par la possession des médias par les Grands Groupes de la Finance Internationale. Triste fin en perspective. Vraiment triste.

Heureusement qu’il restera le Net. Car les grands mafieux capitalistes ne l’avaient pas prévu et les plans tombent à l’eau. Ils pensaient désormais choisir les présidents, par le biais de leurs outils : les médias. Obama a échappé à cela en 2012, en faisant appel au peuple et aux médias sociaux. S’il s’était laissé enfermer et cadrer par la presse classique, il aurait perdu.

S’agissant de la mort de Chavez, aux Etats-Unis déjà, une association Américaine de défense des droits, demande à l’administration Obama une enquête au nom du droit de savoir du peuple Américain qui leur est garanti par la Constitution. En clair, respecter la Constitution et non la propagande médiatique.

Il n’est donc pas surprenant qu’aucun Chef d’Etat de l’Occident ne se soit déplacé. Cela aurait contredit leur diffamation. Hollande a quand même envoyé le Ministre de l’Outre-Mer, Mr. Lurel dont il ne faudrait pas non plus s’étonner que les propos de vérité aient heurté la sensibilité de certains qui en ont été indignés. S’il fallait envoyer Mr. Lurel pour qu’il joue les marionnettes de la diffamation, alors il ne fallait pas le missionner.

Au demeurant, la liberté d’expression existe, jusqu’à preuve de contraire. De la part des partisans de la liberté, c’est pitoyable d’argumenter sur la base des déclarations diffamatoires, sans preuves aucune des détracteurs de Chavez qui n’avaient que l’injure à la bouche. Et la haine bien évidemment. Le bilan de Chavez est simple à faire : il y a des indicateurs économiques et sociaux et politiques et démographiques.

Mais, sachez également, que le système international est pervers et qu’il est facile de mettre un pays en difficultés, par des embargos déguisés et autres manipulations des cours sur les places financières. Sans oublier le poids de la dette qui a plombé des pays pour une longue durée. L’Equateur par exemple accorde 51% de son budget à la dette, certainement contractée par le biais de la menace d’un « tueur à gages économique ». Ce n’est pas un hasard si le Vénézuela a été frappé par la crise ces derniers temps : la trahison de l’Arabie Saoudite, la guerre en Lybie, la partition du Soudan au prétexte qu’on y apportait la démocratie, made by Uncle Sam, le même discours tenu par W. Bush au moment de l’invasion de l’Irak ; tous membres de l’OPEP ont enrayé l’organisme et faussé le marché. Par ricochet, le Vénézuela en est sorti affaibli. C’était le but recherché. L’autre pays affaibli, l’Iran est sous embargo et sanctions Onusiennes pour son programme nucléaire qui empêche Israel, pays détenteur de la bombe atomique, de respirer. Alors, le monde entier se dévoue pour la cause.

C’était le but recherché par les puissances occidentales du Mal. Et dire que le même G. Bush parlait de l’axe du Mal et on avait gobé cela. En fait, c’était une image inversée. Arte a annoncé la diffusion d’un documentaire où d’anciens agents des services secrets d’Israel se confessent et disent que l’Etat d’Israel est devenu l’égal de l’Etat Nazi. C’est dire !

Viva Chavez et ceux qui suivront ses traces ! Des dictateurs comme Chavez, on en redemande (Lurel).

 

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