Etat du catholicisme en Allemagne après la démission du Pape Benoît 16.

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Second_Vatican_Council_by_Lothar_Wolleh_003 Photo. Concile Vatican II (photo L. Wolleh)

 L’EGLISE S’ECROULE EN RFA– Les chiffres donnés courageusement par le rédacteur en chef de l’agence de nouvelles catholiques allemande KNA sont impressionnants : en 1963, date du Concile Vatican II, il y aurait eu encore 9 millions de Catholiques à la messe du dimanche, aujourd’hui ils ne seraient plus que 2,3 millions « se rendant régulièrement à l’église ». Cela représente une chute vertigineuse de la pratique religieuse de 74,4 % en 50 ans. La conférence allemande des évêques catholiques a publié des chiffres différents donnant « seulement » une baisse de 74,3 %. En tout cas le spectre est hallucinant, une apostasie générale, même si le nombre de « Catholiques » en Allemagne, ouest et est, reste fixé officiellement à 24,6 millions (contre 23,9 millions de Protestants). Par contre le nombre d’ »employés » de l’Eglise en RFA aurait augmenté de 100.000 en 1963 à 700.000 en 2012, une augmentation de 700 % ! Autrement dit en 1963 il y avait 90 pratiquants par « employé », contre 3 pratiquants par « employé » en 2012. La raison de ce somptueux encadrement des pratiquants est la riche dotation que l’Etat accorde chaque année à l’Eglise. L’Eglise Catholique en Allemagne semble inexorablement tendre vers la situation des Protestants, la religion d’Angela Merkel fille d’un pasteur protestant, chez lesquels il y a même, selon les statistiques de la KNA, 1 employé pour 1 pratiquant. Seraient-ce les mêmes personnes ? – D’autant plus il est étonnant que le noyau catholique restant, richement payé par l’Etat allemand, montre tant d’arrogance et d’insolence.

 

A propos des dissensions au sein de l’Eglise

N’est-ce pas la conférence des évêques catholiques allemands qui a demandé aux juges païens d’interdire à ceux qui sont les plus fidèles à la tradition catholique (FSSPX) la désignation « catholique », au lieu de les accueillir à bras ouverts et les saluer comme les sauveurs de l’Eglise en Allemagne ? Comme à Rome, c’est le contraire, on accable ces fidèles de la tradition de conditions préalables inacceptables, rien que pour ne pas devoir soi-même courber l’échine et dire son mea culpa. Allemagne, convertis-toi !

 

Et de la Sainte Russie.

Ajoutons qu’en Russie où l’on se lamentait encore au début des années 1990 de ne pas avoir réussi à organiser « un Concile pour adapter notre foi aux gens d’aujourd’hui », 73% des Russes se disent aujourd’hui de nouveau « orthodoxes », après plus de 70 ans de soviétisme athée radical. Et ceci grâce à la fidélité de l’Orthodoxie à la foi et surtout à la liturgie dont ils n’ont même pas altéré un seul iota. Heureusement ils n’ont pas réussi à organiser un Concile Vatican II, suite auquel – ou au moins après lequel – par exemple en Allemagne 75% des pratiquants ont abandonné l’exercice de la foi catholique. Les chiffres sont bien là sur la table, et ces chiffres font mal. Mais face à 70 ans de soviétisme à l’est, nous avons à l’ouest « seulement » 50 ans de post-conciliarisme. L’apostasie générale est surmontable. Un grand merci à la « sainte Russie » pour nous rappeler par son exemple que la foi – VIE divine – est impérissable, à l’est comme à l’ouest. Rien sur terre – même l’apostasie – n’est irréversible, grâce à Dieu qui nous aime toujours de nouveau. Unec.

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