DSK obtient Justice. Toute écriture est-elle littérature ? Qu’est-ce que la littérature aujourd’hui ?

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Qu’est-ce que la Littérature aujourd’hui ? C’est un sujet d’agrégation et des dérives de la gouvernance depuis 30 ans. Il faudrait donc y consacrer du temps. Cependant, on peut avancer quelques réflexions qui ne se résument pas à une compilation habile des citations des grands auteurs classiques, car le risque de tomber dans un message qui dit une chose et la soutient par son contraire est un exercice de style qui sied bien à la dialectique, mais pas à la littérature en tant que pratique, en tant qu’objet et en tant que nouveau territoire de la rente et siège privilégié des Rentiers paresseux.

On en revient donc à la question de départ. Qu’est-ce que la littérature aujourd’hui ? Autrement dit Qui a le droit de publier aujourd’hui ?

1. Les journalistes dans le cadre de l’autopromotion médiatique

2. Les hommes et femmes politiques

3. Les chercheurs et universitaires qui ont réussi à franchir les barrières de l’édition, via les réseaux connexes : franc-maçonnerie et divers autres. Tout le monde est donc prié de faire partie d’une loge au moins pour le grand apéro dînatoire annuel où il faut être vu et voir.

4. Les Héritiers, fils et fille de à égalité avec les people qui ont une histoire de voyeurisme croustillant, de préférence « j’ai couché avec un tel bien en vu »…

5. Les affidés à tous ceux précédemment décrits ici

6. Les chanceux et encore, il faut voir, car, c’est comme dans les émissions de reality shows, lorsqu’on creuse, on trouve toujours et encore un réseau voire un piston souterrain.

La palme revient aux journalistes et à la classe politique, car, selon le principe de distribution des subventions à la presse et à l’édition pour les soutenir avec les bras, le retour d’ascenseur et le jeu de miroirs a commencé par la captation du monde de l’édition, puis le circuit s’est organisé : après avoir servi le chef ou encore, au moment où on le sert, les journalistes servant de nègres aux hommes politiques, ils se servent à leur tour. C’est humain. Dérive humaine suprême, ils ont confisqué ce territoire qui assure des rentes à vie pour tout paresseux et à  n’importe qui. Une fois le territoire bouclé et verrouillé, ils ont commencé à y monter la garde. Puis les couples sont arrivés naturellement. C’est ainsi que les médias vous claironneront  la qualité des livres de leurs confrères et consoeurs et de ceux des politiques autorisés. La perversion du système est telle qu’au début ce sont les donateurs des subventions publiques qui avaient la main, mais sur ce territoire de rentes de l’édition, ils l’ont perdue et sont soumis aux journalistes et à la loi des éditeurs. Opportunisme et mercantilisme se sont bien trouvés pour former ce qu’on appelle la littérature dominante aujourd’hui.

Ce n’est pas étonnant que Stock et Le nouvel obs et une chercheuse chroniqueuse chez Libé ayant eu une relation avec un homme politique, DSK, soient entremêlés dans cette French Connection Editoriale, car c’est bien de cela qu’il s’agit.

Qu’est-ce que la littérature aujourd’hui ? Une compilation de tout ce que le milieu de  l’édition publie ? Elle-même étant le produit d’une mafia organisée, comme décrit précédemment ? Si c’est cela la réponse, c’est court, trop court.

Toute écriture est-elle littérature ? Pour y répondre, posons la question du contenu et de la qualité des livres produits par les journalistes par exemple ou les hommes et femmes politiques qui ont participé aux staffs des campagnes électorales. Quel qualificatif donner aux ouvrages des journalistes ? Grand reportage étiré et dilaté jusqu’aux frontières du roman ? Documentaire écrit ? Articles presse Grand Format ? Littérature ou simples écrits ?…

C’est vrai, hier, la Justice ne pouvait pas juger de la morale de l’édition et personne ne la lui a demandé. En revanche, nous vivons en société et il est du devoir de la Justice de veiller à la moralisation de la vie publique, car il n’y a de libertés pour personne dans une société a-morale. Sans morale, il n’y a de libertés pour personne or, la Liberté fait partie de notre crédo national et le respect des libertés d’autrui ainsi que de sa vie privée qui est sa propriété font partie des droits de l’homme. En 1968, il était de bon ton de claironner « qu’il était interdit d’interdire ». On sait où cela a mené, d’abord à la luxure. Et aujourd’hui à Sodome et Ghomore. Pire à une société corrompue où les voyous ont pris d’assaut des territoires car rentables, généralisé l’imposture et institutionnalisé une société injuste et plus inégalitaire encore. Ce sont les mêmes qui s’offusquent lorsqu’on parle de « moralisation de la vie publique ».

Ce qui ne devrait pas vous étonner. Ils sont les adeptes des tours de force à travers lesquels ils constituent des zones protégées et fermées, transformées en zones de détournements du bien public, de l’esprit de la loi générale et de la culture.

Le déclin en France est total : économique, intellectuel et moral. La Justice et le peuple doivent sauver ce qui est encore possible de l’être. En Italie, c’est le peuple qui a réagi. La décision de Justice d’hier en France est un autre signe positif et encourageant. La Justice doit dire ce qui est Bon et Mal et limiter la capacité de nuire des voyous, y compris lorsqu’ils sont organisés en réseaux institutionnels abrités par un cadre pseudo-légal trompeur.

Maintenant, vous avez entendu et lu le mail de l’écrivain à DSK disant qu’il y avait des personnes derrière son opération de charme. Ce qui, si confirmé, pourrait relancer la thèse d’un complot destructeur.

Qui se cache derrière l’écrivain de Belle et Bête ? C’est l’autre question qu’il faudra sonder.  Lire le mail dans ELLE.

Amendes.

Précisées par l’AFP,  ainsi qu’il suit.  « Attaqués en référé (procédure d’urgence) par l’ancien patron du FMI, l’éditeur et l’auteur Marcela Iacub ont été en outre condamnés solidairement à verser 50.000 euros de dommages et intérêts par le tribunal de grande instance de Paris mardi soir ».

« Le Nouvel Observateur, qui avait publié des extraits du livre, dont la sortie est prévue mercredi, et une longue interview de Marcela Iacub, a quant à lui été condamné à publier un communiqué judiciaire couvrant la moitié de sa Une et à 25.000 euros de dommages et intérêts. L’hebdomadaire n’avait pas fait connaître officiellement sa position mercredi à la mi-journée ».

L’éditeur et l’auteur ne feront pas appel.

Ainsi commence l’opération Marcela Iacub. A suivre.

 

 

 

 

 

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