La survie de l’euro est entre les mains de l’Allemagne, déclare le PDG de la Saxo Bank chez Quest (CNN)

Share Button

L’euro ne devrait pas exister et l’Allemagne peut décider de sa mort.

La survie de l’euro (la monnaie européenne) est entre les mains de l’Allemagne. C’est elle qui détient le sort de l’euro. Vivra, vivra pas ? Combien de temps encore à tenir ? 

Alors que les nouvelles noires tombent encore aujourd’hui sur le scandale de la viande de cheval qui touche maintenant Nestlé en particulier, symbole du nid du berceau de l’enfance divine et protégée par les dangers du monde, le PDG  de Saxo vient d’asséner un coup fatal à l’euro en déclarant chez Richard Quest, l’économiste présentateur de CNN que l’euro ne devrait pas exister.  Selon son scénario : « L’euro est condamné à disparaître dans le futur et l’austérité ne pourra rien y changer ». Ouf ! 

De fait, la crise continue à s’approfondir. Le secteur automobile s’en ressent fortement.

« Le marché automobile européen connaît son pire début d’année depuis 1990

Les immatriculations de voitures neuves dans l’Union européenne ont connu leur plus mauvais début d’année depuis 1990, en affichant en janvier un nouveau recul de 8,6% sur un an, à 885.159 unités, selon l’Association européenne des constructeurs automobiles (ACEA). Il s’agit d’un « plus bas historique pour un mois de janvier depuis le début de cette série statistique en 1990 ».

La situation reste toutefois contrastée selon les pays avec, pour les principaux marchés, une forte progression au Royaume-Uni (+11,5%), mais un recul en Italie (-17,6%), en France (-15,1%), en Espagne (-9,6%) et en Allemagne (-8,6%) ». (le Figaro)

CNN. Résumé de l’interview de Quest avec le PDG de Saxo Bank : Lars Seir Christensen

La fin de l’euro dépend de l’Allemagne. L’euro ne devrait pas exister. Une position nette qui ne devrait pas plaire aux membres de la zone euro.

« Il est clair que ce qui fait défaut dans l’eurozone c’est une union fiscale et, plus encore, c’est le fait que les peuples de l’Europe ne soutiennent pas cet objectif de création d’une monnaie unique ».

L’eurozone sera hors course au fur et à mesure que la compétitivité « s’accentuera dans différentes directions », ajoute  le PDG de la banque Danoise d’investissement en ligne . Le Président de la Saxo Bank va plus loin en affirmant que « les peuples de l’eurozone, en particulier, l’Allemagne en tant que pilier de cette zone monétaire, ne feront pas continuellement des sacrifices pour « les plus faibles de la zone euro » : la Grèce et les autres pays de l’Europe du Sud.

Note de Scène Publique. Suivez mon regard…. Une élégante façon de parler de la France entre autres.

Les commentaires de Christensen introduisent de la controverse, puisqu’ils contrastent avec les défenseurs de la zone euro qui défendent l’idée que l’austérité permettra à l’union de perdurer.

L’Europe va « s’en tirer tant bien que mal » en 2013.

En Décembre 2012, la Chancelière de l’Allemagne, Angela Merkel a obtenu plus de sympathie publique en donnant son accord à plus de fonds de sauvetage de la Grèce.

En Juillet, Mario Draghi, le Président de la Banque Centrale Européenne a promis de faire « tout ce qu’il faudra afin de préserver l’euro ». Ce qui a eu pour effet de renforcer la garantie des bons de la Grèce, de l’Espagne et de l’Italie.

Malgré tout, Christensen pense que l’euro disparaîtra à un moment donné dans le futur et ce, bien que l’euro soit à son 13ème mois consécutif de hausse, car il pense que la monnaie manque globalement de soutien.

« Je ne suis pas entrain de dire que cette absence de soutien est une mauvaise chose », dit Christensen, « puisque la capacité d’ajuster votre monnaie est un équilibre entre différentes économies et différents développements ». Lorsque cet équilibre substantiel n’est plus trouvable, alors vous vous trouvez face à une panoplie de problèmes ».

Le PDG Christensen n’a pas donné de calendrier. Il précise que le scénario annoncé « dépendra du temps que les Allemands mettront pour tenir… en fait, du temps que le peuple Germanique est prêt à consacrer à soutenir une union budgétaire.

Note de Scène Publique. C’est le même problème avec l’union bancaire, comment garantir la faiblesse des autres qui traînent volontairement ou trichent, au moment où on demande à d’autres peuples de faire des efforts ?

« Je peux vous dire que le problème va aller en s’amplifiant plutôt qu’en diminuant… Je crains que les marchés se pencheront sur cette question au final ». Et alors… Boum ?

Lire aussi l’avis de Otmar Issing, co-concepteur de l’euro- publié dans Bloomberg (Août 2012).

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*