Croissance Française. La trajectoire du déficit.

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D’abord Mittal toujours sous le menace d’un plan de nationalisation par le gouvernement. On a retrouvé Montebourg qui avait disparu comme par enchantement.

Ensuite Good Year qui ne trouve pas repreneur.

Goodyear Amiens-Nord : pas de repreneur, le gouvernement cherche une nouvelle solution

Arnaud Montebourg annonce que Titan a décidé de ne pas reprendre de négociations pour la reprise du site Goodyear d’Amiens-Nord et ajoute que le gouvernement est à la recherche d’une solution alternative.

Puis PSA qui perd 5 milliards. Perte sèche.

PSA Peugeot Citroën : perte historique de 5 milliards d’euros en 2012

Le numéro un français de l’automobile, PSA Peugeot Citroën, a dévoilé ce mercredi une perte nette de 5 milliards d’euros en 2012, la plus lourde de son histoire, qui s’explique par sa dépendance aux marchés européens en crise et par 4,7 milliards de dépréciations d’actifs.

Le résultat opérationnel courant du groupe passe aussi dans le rouge, avec une perte de 1,09 milliard. Le chiffre d’affaires a reculé de 5,2% à 55,4 milliards. Le groupe a brûlé l’an dernier 3 milliards d’euros de liquidités mais table toujours sur un retour à l’équilibre de sa trésorerie opérationnelle fin 2014.

PSA : la plupart des syndicats prêts à signer le plan social.

Aujourd’hui, l’INSEE annonce une destruction massive d’Emplois, l’an dernier. Signe que le gouvernement traîne les pieds, puisque le PS avant nié l’existence de la crise, tout au long de la campagne présidentielle, pour mieux la prendre en plein visage, comme un soufflet bien appuyé. Le KO est là.

Aujourd’hui, l’INSEE annonce une destruction massive d’Emplois, l’an dernier. 66.800 destructions d’emplois salariés en France l’an dernier

L’emploi salarié dans les secteurs marchands non agricoles a diminué de 0,2% en France au quatrième trimestre, avec 28.100 postes détruits, selon l’estimation « flash » publiée jeudi par l’Insee. Cela porte à 66.800 le total des destructions d’emplois au cours de l’année dernière.

Au troisième trimestre, ces secteurs avaient déjà détruit 41.700 emplois, un chiffre confirmé par rapport à la précédente estimation publiée en décembre.

Le recul du quatrième trimestre vient Une nouvelle fois en partie de la baisse de 2,7% de l’emploi intérimaire (13.800 postes en moins), la baisse ralentissant cependant nettement par rapport au troisième trimestre (-5,7%).

Hors intérim, le solde du quatrième trimestre aurait été négatif de 0,1%, avec 14.300 emplois détruits. L’industrie a reculé de 0,4%, la construction de 0,3% et le tertiaire de 0,1%.

Par ailleurs, la Dares annonce que l’indice du salaire mensuel de base a progressé de 0,2% au quatrième trimestre, ce qui porte sa hausse sur 2012 à 2,0%, un chiffre à comparer au taux d’inflation de 1,3% enregistré sur l’année.

L’indice du salaire horaire de base des ouvriers et des employés a augmenté pareillement de 0,2%, sa progression sur un an étant de 2,1%.

Bilan au bout d’une année amorphe de gouvernance, dans à peine 2 mois : Croissance Nulle qui reflète l’absence des réformes dont les effets commencent à être désastreux. Le mariage gay ayant servi de poudre aux yeux, comme d’habitude ; pour encore gagner du temps.

Obama devrait aider avec sa zone de libre échange avec l’Europe, annoncée dans son discours sur l’Etat de la Nation, mardi soir. Peut-être aussi l’Inde où le président est en déplacement pour prospecter le marché international. Ironie de l’histoire : Hollande, candidat s’est présenté comme le chantre du national et du local, vendant et vantant un tropisme franchouillard : la fameuse bravoure et bravache française qui a fait ses heures de gloire Napoléonienne et dont on voit le ridicule avec la nouvelle donne : la mondialisation.

 

discipline budgétaire

On allait voir ce qu’on allait voir, une fois le PS élu au pouvoir. Un pacte de croissance magique allait faire le job et relancer la machine économique européenne enrouée. Sur sa trajectoire, ce plan allait remiser le pacte de discipline budgétaire présenté mensongèrement comme un plan de la rigueur. Encore aujourd’hui, la distorsion se poursuit dans la présentation du budget européen adopté dernièrement, alors que la responsabilité est une fois de plus à « la discipline budgétaire » qui ne peut être obtenue qu’avec uneintelligence politique. Autrement dit, la discipline budgétaire sert d’aiguillon mais aussi de validateur des politiques publiques : celui qui la respecte fait preuve de maîtrise de ses politiques et le président qui est à la peine signe par là-même son arrêt de mort pour impuissance publique. Ce sont les vertus du pacte budgétaire et le socle opérationnel de l’Union Européenne, du moins si elle veut vivre, a alerté Cameron.

La France a connu une croissance nulle en 2012. Cela ne devrait étonner personne. C’est dans l’ordre des choses.

Le PIB français a reculé de 0,3% au quatrième trimestre, annonce l’Insee. Ce mauvais résultat induit une croissance nulle sur l’ensemble de l’année 2012.

Le déficit de 3% initialement annoncé et défendu mordicus par Pierre Moscovici qui se défendait que le budget était biaisé, alors qu’il savait la chose irréalisable, au motif déjà incriminé et reconnu par le PM Ayrault : les estimations de croissance étaient irréalistes. Donc, objectif inatteignable.

C’est devenu une habitude française : on fait une annonce pour plaire au bon peuple alors qu’on la sait inexacte. On joue sur le temps et, finalement, on dit comme le PM Ayrault qu’en fait ce qui « compte, ce n’est pas le résultat immédiat, mais la trajectoire ». Plus question de changement maintenant, mais de trajectoire pour demain et demain, on vous l’a dit, c’est 2017. Quel contraste avec la volonté de changement immédiat affichée durant toute la campagne.

Quelle crédibilité accordera-t-on à la parole française si elle fluctue en permanence et si, au final, on se rend compte, que la vérité est toujours dissimulée au profit des faux-semblants ?

La retranscription des accords sur l’emploi fait problème.

Laurence Parisot refuse la retranscription de l’accord sur l’emploi

Laurence Parisot va s’opposer ce jeudi soir (c’était jeudi dernier) à ce que le texte conclu le 11 janvier, qui est réécrit en droit depuis trois semaines rue de Grenelle, soit envoyé en l’état au conseil d’État pour validation, comme le ministère du Travail a prévu de le faire lundi.

Laurence Parisot n’est pas satisfaite de la réécriture de plusieurs dispositions de l’accord qui modifie l’équilibre général du texte », confirme-t-on dans l’entourage de la présidente du Medef qui a quitté une réunion du conseil d’administration de Michelin, à Paris, pour se saisir du dossier.

Bref, on a la confirmation au jour le jour que le gouvernement est en phase de rodage et qu’il tâte le terrain partout. La question est combien de temps encore durera cette trajectoire du déficit ?

Dring. Driing. Driiing… C’est l’heure du réveil.

PS. Les mentions en italique sont du Figaro.

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