Primaires Républicaines : de la difficulté d’être candidat face à Nicolas Sarkozy, le Chef de file. Une histoire Sartrienne.

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Comment être Calife à la place du Calife ? C’est une Histoire Sartrienne de la lutte entre l’Etre et le Néant.

Flash du débat Républicain d’hier soir, en France. Disons tout de suite, qu’on va s’arrêter à la première partie du débat, près de 30mn, pour se mettre en jambes.

30 mn qui valaient leur pesant d’or, sur un plan strictement politique.

Voici quelques flashes. Ca commence par cette phrase de François Fillon qui a attiré mon attention. Répondant à la question sur l’accueil des migrants, il a dit que « Le droit d’asile est aussi ancien que la Chrétienté ». Comprendre que c’est une question de Charité et de Générosité. Mais, je ne sais pas si par la suite, il a insisté sur la FRANCE GENEREUSE qu’il pourrait construire.

C’est vrai qu’il pourrait s’attirer les foudres de Laurent Wauquiez qui trouve que la France est déjà assez généreuse comme cela et que trop point n’en faut. Bref, n’en rajoutez plus. Au contraire, videz. En ce moment, on dit aux US, asséchez le marais.

Le même François Fillon a ajouté qu’il fallait conditionner l’aide au développement à l’acceptation des retours des migrants dans leur pays. Voilà qui devrait le mettre d’accord avec Laurent Wauquiez.

Sur cette question d’ouverture, somme toute assez consensuelle, Nicolas Sarkozy a apporté un élément à la solution : établir une frontière avancée en Angleterre, car la plupart des migrants de Calais, veulent rejoindre l’El Dorado nommé le Royaume-Uni. Lequel Royaume a souffert de son succès au point de voter pour le Brexit, conformément au mot d’ordre : asséchez le marais Schengen. Pardon ! Je vais dire ici que moi, contrairement à ce que vous lisez ailleurs, j’écris. Il ne faut pas toujours prendre les choses au premier degré. Parfois, je provoque. Parfois, je m’amuse. Parfois, je plaisante méchamment. Parfois, non.

C’est cela écrire. A chacun de s’y retrouver. C’est aussi cela le plaisir du texte. Chercher à comprendre ou deviner les intentions et les suggestions voire les non-dits. Voire l’extra. ou la fantaisie, sans perdre et la profondeur et l’épaisseur.

Quand je dis ceci, les amateurs de talk shows soporifiques, prêts à consommer comme des pizzas et du Mc Do, vont tout de suite s’organiser en gangs de brigands pour venir violer mon domicile et parasiter mon ordi qui, en pubs voraces et louves, qui en recopie outrageuse, qui en écoutes téléphoniques, qui en paparazzisme continue, façon chien et chienne de rue, qui en acheteurs de vidéo surveillance des magasins, qui en panneaux publicitaires dévoyés sur une voie publique détournée à des fins de terrorisme marchand.

La voie publique est devenue sonore des pubs qui distillent une terreur ambiante que personne ne semble voir, même pas les dirigeants qui copulent et dansent avec ces loups publics qui polluent l’espace public de leurs pubs que les citoyens n’ont ni demandé, ni n’en veulent.

Il y a une pollution visuelle des panneaux publicitaires et un terrorisme dissimulé sur la voie publique. C’est une honte. Entre Meaux, et l’Isère j’ai noté une différence de taille. A Meaux, les pubs sont d’un format discret. Ici, en Isère, sur ce terrain méchamment plat, les panneaux sont surdimensionnés pour semer la terreur publique. On les voit d’autant plus que le paysage est désertique et désolé.

Une surhonte.

Mais on a le temps de revenir sur ce sujet de la prédation publique qui vient pleurer sur la misère ou sur la prédation des migrants. Une prédation répondant à une autre, sur le plan géopolitique, et ça même les incultes peuvent le voir, sauf les prédateurs officiant sur la voie publique et dans les talks  shows homosexualisés.

LE MOMENT PREFERE LA SECONDE QUESTION. POURQUOI ETES VOUS DONC CANDIDATS SI CE N’EST POUR VOUS OPPOSER AU PRINCE, NICOLAS SARKOZY ? LA QUESTION DE L’EXISTENCE EN POLITIQUE. COMMENT EXISTER. PEUT-ON EXISTER EN POLITIQUE SANS CANDIDATER A LA PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE? QU’ALLEZ-VOUS DONC FAIRE DE SI DIFFERENT DU PRINCE ? VOUS QUI ETIEZ TOUS SES MINISTRES.

DEVENIR CALIFE A LA PLACE DU CALIFE NECESSITE UN COUP D’ETAT. FRATRICIDE DEJA VU EN 2012 OU LA CONJONCTION DE CE FRATRICIDE ET LE GUET-APENS MEDIATIQUE AUQUEL ON ASSISTE ACTUELLEMENT AUX USA CONTRE MR. TRUMP ONT CULMINE JUSQU’AU VOMI. DOUBLE PIEGE POUR NICOLAS SARKOZY ET, MALGRE TOUT, UN ECART DE VICTOIRE TRES MINCE. CA C’EST POUR RECADRER LA VERITE HISTORIQUE AVANT D’ECOUTER CES MESSIEURS.

MOI MONSIEUR. Moi Monsieur…

Vous en premier par exemple, Bruno le Maire, qui porte sur son visage le défi à Nicolas Sarkozy, comme le nez en pleine figure.

Bruno le Maire. Je voudrais être un président HONNETE, qui a le sens de l’engagement, un président enthousiaste et qui apporte la fraîcheur. J’ai résumé. Le sens de l’engagement, contrairement à Nicolas Sarkozy qui ne respectait pas ses engagements ? Oui, certains ont dit ici qu’ils ne se représenteraient plus, après leur échec en 2012.

Réponse de Nicolas Sarkozy au challenger : commence d’abord par gagner une élection, après on parlera. On apprend beaucoup de ses échecs, tu sais, mon petit Bruno.

Jean-François Copé qui veut gouverner à Gauche, comme du temps de l’ouverture de Nicolas Sarkozy à Gauche en ignorant la Droite, confirme.

Bruno le Maire, je vais conclure avec lui en premier, d’autant qu’il a ignoré Poisson tout au long – ce qui en dit long sur sa discrimination ou son larbinisme antisémitique. Il n’a pas sa place dans le panel. Il est de trop. Je suis désolée de le dire, mais ça  se voit.

Avant de changer les autres, il faut aussi changer et commencer par devenir Politiquement adulte et grand. Même si, on ne connaît pas l’Histoire, ainsi que l’a rappelé Nicolas Sarkozy. Fallait-il tant de candidats à cette primaire ? Pourquoi être président ? C’est la question de fond. Autant, nous sommes d’accord pour dire qu’il ne faut rien verrouiller, autant on attend des responsables politiques de ne pas se gêner les uns les autres et de comprendre le sens de la primaire.

Ce n’est pas un concours de sélection des Miss, mais celle du Meilleur d’entre Nous. C’est un jeu de mots. Cela demande l’honnêteté de la part de chaque candidat. Il est surprenant que celui-là même qui revendique l’Honnêteté soit ainsi pris en défaut de son propre positionnement.

SI  BRUNO LE ROUX, PARDON LE MAIRE, ETAIT HONNETE, IL RECONNAÏTRAIT QUE SA PLACE N’EST PAS DANS CE PANEL. MAIS ADMETTONS QUE JE N’AI RIEN DIT. C’EST MIEUX AINSI. SE MENTIR A SOI-MEME FAIT PARFOIS DU BIEN.

Autant je suis pour ouvrir le champ des possibles pour tous, autant nous devons jouer le rassemblement au mieux placé pour gagner.

C’est pourquoi, Alain Juppé, en allant soutenir à bout de bras NKM qui n’en a pas besoin pour exister, ni pour vivre, a fauté grave. Il a rabaissé la fonction présidentielle à une pré-selection d’un casting de The Voice. J’exagère à peine. Pourquoi avoir demandé à ses amis élus d’aider NKM ? Non, ce n’est ni honnête, ni correct. Ce n’est pas là le reflet de la fonction présidentielle.

Comme Bruno le Maire, Alain Juppé a lui aussi été pris en défaut sur son propre positionnement appelant à redorer le blason de la fonction présidentielle qui a perdu sa dignité qu’il lui faut retrouver. Selon lui, le président Hollande a abaissé la fonction présidentielle. Il veut la redresser. Il n’a pas utilisé le mot, mais on le dira à sa place, qu’il veut être le PRESIDENT DU REDRESSEMENT DE LA FONCTION PRESIDENTIELLE.

Comme NKM, il est pour régénérer la démocratie représentative.

NKM fait une proposition à creuser avec son idée de CHAMBRE DES CITOYENS pour rendre à la politique son efficacité.

TEMPS FORT NKM/SARKO.

Comment une ex porte parole se retrouve-t-elle contre son ex patron en face à face ? Il y a comme une erreur, dirait quelqu’un. J’avais appelé cette erreur « du vide ». NKM était une porte parole à la parole inaudible en 2012. Sa présence à la primaire explique peut-être cela.

Nicolas Sarkozy lui a rappelé ironiquement – ainsi que cela se doit pour les planteurs de couteaux dans le dos – qu’il en avait fait son Ministre de l’Environnement et son porte-parole de campagne. Il ne le regrettait pas, mais ne le referait pas, s’il devenait le prochain Président. Donc, si Nicolas Sarkozy gagne, pas de NKM au gouvernement.

Ce début de casting n’est pas pour me déplaire. Là, je vois des gens agacés et très mécontents. Mais ce n’est pas grave. Cela a été dit.

Je ne regrette rien, mais on ne m’y reprendra pas. Pourtant, il sait que s’il était réélu, NKM se ferait violence d’en être. Cela s’appelle laver le linge sale publiquement ou crever l’abcès.

Puisqu’on parle de Nicolas Sarkozy, autant poursuivre avec lui. Son problème à lui c’est la difficulté de diriger, d’avoir été Chef, un Chef trahi par ceux qu’ils avaient nommés, comme des soldats loyaux et qui, une fois l’échec arrivé, se défaussent tous sur lui. C’est la solitude d’un Leader. Difficile. Insoutenable. On est ensemble en cas de victoire. En cas d’échec, seul le Chef est responsable. Dure loi de la nature qu’il se fait fort de leur rappeler à sa façon.

Je les ai nommés. Tous ont été loyaux et solidaires, rappelle-t-il à l’intention de ses ministres. Que peut-il dire d’autre, alors même que les citoyens se plaignaient de son casting bancal ? J’ai été président de la République. On ne s’y prépare pas. On découvre la difficulté en l’exerçant. JE SERAI LE PRESIDENT DE LA DECISION ET DE L’AUTORITE.

Fillon indique qu’il sera le PRESIDENT DE L’EXEMPLARITE. Très serein, il a ajouté que seul son programme marchera. Il se positionne comme l’anti-Hollande, c’est-à-dire qu’il est pour le respect de la parole donnée aux Français et le respect des Institutions dont Nathalie avait posé la problème de la verticalité que je précise par la rigidité verticale.

Réforme des Institutions.

Je crois que NKM parlait plus de fonctionnement, et d’introduire de la souplesse afin de les ajuster et/ou faire évoluer avec les défis nouveaux. Je suis plutôt d’accord.

Après, comment on fait cela, sans perturber leur équilibre originel, c’est la crainte de Fillon. A creuser.

Copé déplore l’échec de 2012 qu’il met sur le compte de l’inconstance et de la versatilité. Gouverner c’est faire des choix. Il annonce mais il l’avait déjà fait qu’il gouvernera par ordonnances, les 100 premiers jours, suivant en cela le modèle Gaulliste. A situation d’urgence, mesures d’urgences. IL SERA DONC LE PRESIDENT DE LA CONSTANCE DANS LES CHOIX ET LES DECISIONS.

Copé est très apaisé. Juppé paraît plus jovial. NKM est fraîche mais pas assez préparée, comme Bruno le Maire.

Nicolas Sarkozy est dans une position inconfortable, mais il la gère. Tous veulent l’abattre. C’est pas évident. Il faut avoir les nerfs solides pour ne pas céder à la tentation d’envoyer des volées de bois vert.

Poisson toujours très articulé a élargi la vision de la fonction présidentielle ainsi que de la décision politique à la question européenne et au nouveau régime présidentiel à la française : le quinquennat.

Il était bon de rappeler que le Président Français agit de concert avec les dirigeants de l’UE et que celle-ci contraint aussi la décision politique.

Le quinquennat a également affaibli la fonction et pose la question du doublon à la tête de l’Exécutif et du temps long. Et donc, in fine de la maîtrise de la décision.

Question sous-jacente au débat : faut-il conserver le poste de PM dans l’esprit du quinquennat ? Faudra-t-il réformer la Constitution sur ce point ?

Poisson est solide. Mais, on le découvre seulement maintenant. On, le grand public.

Questions diverses

Mandat unique ou pas ? Juppé n’en veut qu’un. Pourquoi ? Cela évite d’être à la merci de la pression d’une réélection et des sondages de mécontentements qui stérilisent la décision. Pour la stabilité et la visibilité, il demande aux Français un mandat unique. Ce n’est pas pour son âge.

Nicolas Sarkozy et Fillon semblent lui emboîter le pas. Un mandat puis s’en va ? Est-ce un argument convaincant ? On verra.

Réforme des institutions verticales. A voir également.

Chambre des citoyens. Intéressant. Un seuil de citoyens peut saisir le CC, pourquoi pas être à l’initiative d’une loi ? A condition de ne pas empiler les dispositifs législatifs inapplicables.

Ordonnances ou referendum ?

La parité ? Tout le monde est pour. Bien évidemment. Mais encore ? Parité mais pas celle où les femmes sont exclusivement ministres des affaires sociales, de la famille ou des crèches, précise Nicolas Sarkozy. Lui il a nommé une femme Ministre des Finances et une autre Ministre de la Défense.  L’épisode des jupettes a été rappelé à Juppé.

Quel type de gouvernement ? Fillon annonce un gouvernement resserré de 15 Ministres, ouvert à la société civile. Un gouvernement d’hommes et de femmes compétents, nommés non pas pour des raisons partisanes ou politiques, mais ceux qui ont réalisé des choses. Ce serait bien une PREMIERE.

Renouvellement de la classe politique. Mettre fin aux cumuls des mandats afin de créer une nouvelle classe politique. Mettre fin au monopole syndical. Proposition de Bruno le Maire. La fin du cumul des mandats est une promesse qui date de François Mitterand. Etonnant que NKM, une femme en politique n’ait pas soutenu l’idée. Ca vous étonne ?

LE CHANGEMENT COMMENCE PAR LES HOMMES POLITIQUES EUX-MEMES OU PAR LA CLASSE POLITIQUE.

Quant au risque FN/Hollande, c’est un mythe. Un chiffon rouge qu’on ressort tout le temps.

La véritable question est : QUI POUR AFFRONTER HOLLANDE ET/OU  MELENCHON OU QUELQU’UN D’AUTRE DE GAUCHE?

Juppé a un profil à mi-chemin entre Jacques Chirac et Hollande. Lequel profil a fait dire à Jean d’Ormesson ce qu’il a dit. Juppé va-t-il faire du Chirac en version améliorée ? Cette version c’est Hollande.

Sarkozy va-t-il rester le Maître de l’UMP et du Centre ?

Fillon peut-il surprendre ? Rien n’est exclu.

Idem pour Copé, le véritable challenger DES TROIS AUTRES.

⇒Poisson part avec le handicap du poison antisémite. C’est désolant pour la République Française.

Nicolas Sarkozy, François Fillon et J.F. Copé ont un profil plus tranché pour affronter Hollande. Si je dis anguille, on va me détester. Je n’ai fait que rappeler des mots de l’histoire récente. Juppé est trop lisse, mais je peux me tromper et puis, après tout, ce n’est qu’une élection présidentielle, pas la fin du monde, ni la guerre.

Quand on voit les proportions existentialistes que l’élection présidentielle a prises aux Etats-Unis et en Afrique, où tout le monde se pense président pour faire avancer son pays, et où une horde de voyous planétaires s’arroge le droit de terroriser, de voler, de violer la démocratie et de s’asseoir sur la civilisation, on comprend pourquoi tant de gens se détournent de la politique, considérée désormais comme un panier de crabes, oh pardon, je voulais dire d’anguilles-sous-roche. Là, je plaisante.

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