Gabon. Les Africains sont mûrs et prêts pour la démocratie. Les luttes électorales le prouvent.

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Peuple de France, voici que nous nous trouvons de nouveau confrontés aux luttes intestines pour élections trafiquées en Afrique. Chacun ira de son interprétation, libre. Ainsi celle de Bernard Lugan, dont on connaît les positions.

Au-delà de l’anthropo-centrisme du propos de Mr. Lugan, j’allais dire de l’anthropomorphisme = sorte de sarcophage cannibale, je retiens sa connaissance de l’environnement et de l’Afrique.

Donc voici : La vérité est aussi hors de l’Afrique.

Editorial de Bernard Lugan : 

Les Africains ne votent pas comme les habitués du Café de Flore

Les journalistes français n’ont cessé d’écrire et de dire qu’au Gabon, le « méchant » était le président sortant Ali Bongo et le « gentil », Jean Ping son challenger. Le « méchant » l’ayant emporté sur le « gentil », et comme les Gabonais n’ont évidemment pas voté pour un dictateur, c’est donc que ce dernier a bourré les urnes. Hypothèse probable. Mais qui peut assurer qu’il n’en fut pas de même chez son concurrent, hormis le fait que les opposants au président Bongo sont par définition de vrais démocrates et leur leader, Jean Ping, l’incarnation du renouveau politique et de la moralité face à un despote corrompu ? 

Abandonnant toute distanciation, les médias français n’ont pas dit, ou alors du bout des lèvres, que Jean Ping, ce « chevalier blanc », un homme de 74 ans, était un pur produit de la machine Bongo. Ami du parti socialiste français, ce profiteur du régime qu’il dénonce aujourd’hui, fut en effet ministre d’Omar Bongo durant 18 ans, de 1990 à 2008. Il a bénéficié de toutes ses « largesses ». D’autant plus qu’il fut le mari de sa richissime fille, Pascaline Bongo, avec laquelle il a eu 2 enfants.

Que l’on ne se méprenne pas. Je ne prends pas ici position dans l’affaire gabonaise. et encore moins dans ses magouilles électorales. Je me contente, à l’occasion de ce nouvel échec de la greffe démocratique en Afrique, de dénoncer l’arrogance et l’aveuglement de la caste médiatico-politique française.

Le plus grave est que les leçons de l’histoire ne l’éclairent pas. Deux exemples.

– Au mois de mars 2016, à l’occasion des élections au Bénin, les perroquets de presse avaient les « yeux de Chimène » pour M. Lionel Zinzou, véritable clone des élites parisiennes. Or, soutenu jusqu’à l’indécence par les médias français, ce proche de Laurent Fabius moulé dans la pensée unique a été battu par Patrice Talon, un self made man local. 

– Au Congo Brazzaville, également au mois de mars dernier, le président sortant, le Mbochi Denis Sassou N’Guesso, avait face à lui le Kongo Guy-Brice Parfait Kolelas, fils de son ancien adversaire Bernard Kolelas. Dans cette répétition électorale de l’atroce guerre civile de la fin des années 1990, les médias français ont outrageusement pris le parti de M. Kolelas. Ce faisant, au lieu d’éteindre les braises d’un conflit toujours prêt à se rallumer, ils ont joué au contraire aux pyromanes.

Depuis bientôt quatre décennies, je soutiens que la démocratie empêche l’Afrique de démarrer. Elle y entretient en effet le désordre en y ranimant à chaque échéance électorale, les affres de l’ethno-tribalisme. Partout sur le continent, la démocratie a abouti, au « mieux » à la gabegie, au pire à l’anarchie ou à des massacres. Même à un génocide, comme au Rwanda. 

L’ethno-mathématique électorale explique l’échec de la greffe démocratique car il y a incompatibilité entre le greffon et le porte-greffe. Pour une raison simple qui est que le vote africain étant communautaire, les plus nombreux l’emporteront toujours sur les moins nombreux. Le remède existe pourtant et il a un nom : le vote de groupe. Mais pour cela, le vote individuel, ce sacro-saint « one man, one vote » doit être abandonné. Un rêve en ces temps de triomphe des idéologies universalistes.

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Notre flash du monde suit.

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Actualisé, le 11 Septembre.

JUSTICE EN FRANCE. ENFIN UNE BOUFFEE D’OXYGENE FACE AUX HYENES!

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Chères amies, chers amis,
Par une décision de ce vendredi 9 septembre 2016, la 17ème chambre correctionnelle de Paris a condamné pour diffamation publique Franz-Olivier Giesbert et deux journalistes du Point, qui, le 27 février 2014, avaient publié un article scandaleux intitulé « Sarkozy a-t-il été volé ? L’affaire Copé » laissant entendre sans la moindre preuve que j’étais le principal bénéficiaire d’un monstrueux montage d’escroquerie financière.
Or sur cette affaire, dite « Bygmalion », relative au financement de la campagne de Nicolas Sarkozy, le 8 février 2016, la Justice a décidé, après un long travail d’investigation, de m’innocenter. C’est donc en toute logique que ces journalistes, qui avaient monté de toutes pièces la fable de ma culpabilité viennent d’être reconnus coupables de diffamation à mon égard. Puissent-ils méditer la leçon de déontologie qui vient de leur être donnée.
Je ressens une immense émotion de voir que Justice a été faite.
Je pense à toutes celles et ceux qui, comme moi, ont eu à subir l’épreuve de la diffamation. Cette condamnation n’efface malheureusement pas deux ans d’opprobre, de calomnies, de caricatures odieuses qui ont souillé mon nom, suite à cet article du Point. L’ampleur de cette diffamation a laissé des traces durables dans l’opinion dont je continue à subir les injustes répercussions selon le triste adage « calomniez, calomniez, il en restera toujours quelque chose ».
Gageons que M. Giesbert qui, à l’époque où j’avais porté plainte contre lui, avait réagi ainsi « le complotisme est une maladie » et, qui, par la suite, avait affirmé à la télévision : « je pense que [Copé] va disparaître dans les égouts dans très peu de temps, c’est clair, c’est sa place d’ailleurs de toute façon », aura l’élégance de reconnaître publiquement ses torts et d’en assumer les conséquences. Ne lui en déplaise, la diffamation, la haine et l’insulte sont des maladies, pas l’innocence.
Je veux enfin rendre hommage à la Justice qui a pris le temps de travailler sereinement pour rétablir mon intégrité. Je ne serai jamais de ceux qui doutent de son impartialité. Je ne serai jamais de ceux qui l’accusent d’être aux ordres de je ne sais quel pouvoir.
C’est donc serein et déterminé, en ce 9 septembre 2016, après avoir déposé l’ensemble de mes parrainages pour la primaire de la droite et du centre, que je vais faire campagne auprès des Français pour leur proposer de mettre en œuvre avec eux le redressement nécessaire de notre pays.

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