Elections en Afrique du Sud. L’endroit et l’envers.

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Mention spéciale aux Economic Freedom Fighters.

ECONOMIC FREEDOM FIGHTERS I LOVE YOU AND I’M VOTING FOR YOU.

Elections en Afrique du Sud : derrière la médiocrité des commentaires, la réalité du terrain.

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En France, les commentaires des élections sud-africaines sont à la fois affligeants de médiocrité et en total décalage avec la réalité. Avec leur habituel psittacisme, les médias français parlent ainsi d’un échec de l’ANC alors que nous observons au contraire une stabilité du corps électoral[1].

Cinq remarques :

1) Comparons ce qui est comparable en nous tenant aux seules élections municipales. Lors du scrutin de 2011, l’ANC  avait obtenu 61,95% des suffrages. Le 3 août 2016, 54,30% des électeurs lui ont donné leurs voix. Le recul est donc de 6 à 7 points. Il est cependant loin des annonces d’effondrement pronostiquées par les « experts ». Non seulement le parti est encore largement dominant, mais dans les provinces rurales, il réalise des scores très élevés, ainsi, dans le Mpumalanga (68,34% des voix), dans le Limpopo (68,73%) et dans l’Eastern Cap (65,37%).

2) Les points perdus par l’ANC au plan national se retrouvent dans un parti qui n’existait pas en 2011. Il s’agit de l’EFF (Economic Freedom Fighters) de Julius Malema qui a obtenu 7,96% des voix. Cette dissidence gauchiste de l’ANC a pour programme la confiscation sans indemnisation des terres appartenant aux Blancs, la nationalisation des mines et des banques. Le recul relatif de l’ANC n’est donc pas la preuve d’un virage « à droite » de l’Afrique du Sud.

3) En dépit d’une consolidation dans sa base ethno-électorale du Western Cape où elle a obtenu 63.55% des voix, et d’une victoire spectaculaire à Port Elizabeth[2], vieux bastion ANC, la DA (Democratic Alliance), ne réalise pas la percée annoncée. Elle passe en effet de 23,94% des voix en 2011 à 26,57%, soit un gain d’un peu plus de deux points. En mettant à sa tête un Noir originaire de Soweto, ce parti blanc, métis et indien espérait mordre sur l’électorat urbain noir déçu par les promesses non tenues par l’ANC. Or, sa progression s’est faite à la marge. La DA reste donc le parti des minorités raciales.

4) Une fois de plus, le principal enseignement de ce vote est l’extrême racialisation de la société sud-africaine. L’étude circonscription par circonscription, montre en effet que les Noirs ont voté pour des partis noirs, alors que les Blancs, les Métis du Cap et les Asiatiques ont donné leurs suffrages à la DA. Ainsi :

– Les Noirs totalisent environ 80% de la population sud-africaine, or, si nous additionnons les voix de l’ANC (54,30%), de l’EFF (7,96%), de l’Inkhata (4,55%) et celles obtenues par une multitude de petits partis noirs locaux (6,78%), nous obtenons  quasiment 74% des voix.

– Les Blancs (9%), les Métis du Cap (10%) et les Asiatiques (2%) totalisent environ 20% des électeurs. Avec 26,57% des votes, la DA n’a donc attiré à elle qu’une fraction minoritaire de l’électorat noir urbain. Ces citadins noirs qui ont voté DA appartiennent à deux catégories, la première est celle d’une  frange de « bourgeois » ayant fait un vote d’adhésion ; la seconde, la plus importante est celle de Noirs rejetant la gestion ANC comme à Port-Elizabeth où le vote DA est l’expression du rejet d’une administration ANC particulièrement corrompue et inefficace.

5) Le plus important est que, en dépit d’un recul in fine relatif, la position de Jacob Zuma est fragilisée, ce qui va déboucher sur une féroce guerre de clans à l’intérieur de l’ANC. Avec en ligne de mire le congrès de 2017 qui verra la désignation du prochain candidat de l’ANC aux élections générales de 2019.

Bernard Lugan

05/08/2016

[1] Une étude détaillée et cartographiée de ces élections sera faite dans le numéro du mois de septembre de l’Afrique Réelle.

[2] La DA n’y étant cependant pas majoritaire, elle devra former une coalition.

*****

AU CAMEROUN

World Class Pictures

Cameroun, Février 2016. Rencontre avec le Ministre de la Communication du pays. Entretien fructueux. S’il lit ces lignes, mes respects. Le chemin du développement est long et difficile. Mais avec l’amour de la patrie et du peuple d’abord, on y arrive.

Ailleurs en Afrique. Au Cameroun, ça fait maintenant trois jours, impossible de joindre ma famille au téléphone free. Voici les messages reçus :

Un. Toutes les lignes de votre correspondant sont occupées. Veuillez essayer ultérieurement. Toutes les lignes ? Ligne unique et non standard professionnel.

Deux. Je suis désolée, mais l’abonné(e) que vous essayez de joindre n’est pas disponible pour l’instant. Votre appel va être redirigé vers la messagerie vocale.

Trois. Un message m’invitant à taper je ne sais sur quelle touche « pour le français ».

Quatre. Une langue non identifiée par moi.

Cinq. Votre identifiant n’est pas encore activé. Il sera activé sous –  je ne sais plus…- et c’est gratuit. Précision. La veille, j’ai aidé une amie à installer sa box Orange. Mais, les services n’ont pas fonctionné, pour cause d’identification en cours. Il faut savoir, qu’il y a quelques mois en arrière, j’ai donné mon mail pour un abonnement de cette amie chez Free, un retour en fait. Elle devait une centaine d’euros sur une facture précédente. Donc, chez Free et Orange, il y a parfaite confusion et osmose, par-delà l’affichage public.

Pour ce qui concerne Orange, je n’ai en rien participé à  l’abonnement de mon amie (légèrement handicapée). Tout au contraire, elle a donné le numéro de portable d’une autre de ses amies pour le code SMS d’activation. D’où vient-il que Orange me cause, à travers un abonnement free, lorsque j’appelle ma famille en Afrique que je  ne peux d’ailleurs pas joindre, car ils sont clients chez le Diable Orange, qui leur propose de payer leurs factures Onéo via leur téléphone. Les Camerounais paient un crédit de recharge tous les jours, pour pouvoir téléphoner. Orange plus Enéo, ça fait du crédit en plus à charger. C’est comme les jeux télévisés ici et les appels pour les jeux bidons à gagner, en envoyant des SMS.

Je l’ai déjà rapporté ici, lorsque j’étais au Cameroun, à chaque fois que j’écrivais un texte qui ne plaisait pas aux voleurs publics, Enéo,l’autre multinationale prédatrice qui s’occupe de la fourniture de l’énergie au Cameroun (privatisée donc) – en pure folie et perte au profit des prédateurs internationaux de la race divinement élue qui le vaut bien,  par cette unicité.. Enéo coupait l’électricité. Purement et simplement.

Il est symptomatique de constater qu’en France, Etat de Droit et Développé, Orange peut continuer ce job maléfique de la communauté divinement élue – merci à la loi de la mafia divinisée – En France, Orange, Free et les autres peuvent s’organiser en famille divine pour vous empêcher de joindre vos proches à l’étranger. C’est cela le monde qui vous attend demain. Les divins élus sur terre, bouchers et sauvages vont vous niquer et vous rationner.

Ce gangstérisme planétaire est accepté par le Cameroun et les autres pays Africains, qui laissent faire les Occupants : les pirates du 20ème siècle. Et ça continue… Tant que les politiques sont opportunistes, pourris par la corruption.

Cinq. Il y a deux jours, un membre de ma famille m’a appris le décès de son fils, Raphael, mon neveu. J’ai essayé de la rappeler de suite, impossible. Et c’est là que j’ai eu tout le déroulé des réponses communiquées ci-dessus. Le clou, c’est celle-ci.

A un moment, j’ai appelé un autre membre de la famille qui est partie à la chasse aux précisions que je lui demandais. Lorsque j’ai rappelé, je suis tombée sur un message qui tournait en boucle, et qui me donnait des infos sur les circonstances du deuil, en langue bassa, avec sa voix. Lorsque j’essayais d’en savoir plus, le même message reprenait son cours. Au bout de trois répétitions, j’ai compris le manège et je me suis souvenue d’avoir déjà eu le même, lorsque ma petite soeur, Jeannette est décédée en Octobre dernier dans un hôpital.

J’avais alors appelé une autre de mes soeurs et c’était sa voix, mais avec un message répétitif disant les circonstances du décès et sa voix. J’avais essayé de relancer la conversation, mais que nenni, le message pré-enregistré disait inlassablement la même chose.

Vous voyez le Diable Orange, en acte, à chaque fois que je perds quelqu’un. Comment ils le savent, jusqu’aux circonstances. Comment ont-ils le culot et le cynisme d’enregistrer un message de ces circonstances, en langue bassa, imitant les vibrations et le timbre des membres de ma famille contactées.

Six. Le coup du réseau qui tombe en panne complète, ils me l’ont fait, avec un mandat Western, bloqué sur tout un week-end. Ici, là où j’ai fait un Moneygram, Moneygram est tombé en panne et est brutalement remplacé par Western Union, qui ne fonctionnait pas pour le RDC récemment – probablement sur Bourgoin Jallieu uniquement et pas ailleurs – Pendant ce temps-là, à la poste, ça fonctionnait, mais les frais sont de 10 euros dans les agences postales pour ce que j’ai demandé et de 3 euros dans les petits commerces. Cherchez l’erreur.

Qui trafique la concurrence pour les transferts internationaux. Moneygram est dans les villages alors que Western fait les villes. Le paysan africain doit donc en pâtir du développement proposé par Orange et consorts. Le peu d’argent est amputé des frais de transports. De son côté, Western a des agences partout, où il y a une agence bancaire ou une agence de micro-financements…

Qui contrôle ces prédateurs de la race divine ? Où est la loi ? La Justice ? L’Etat de Droit ? Où sont les décideurs politiques ? Que du vide et de la corruption, sans compter tous les trafics d’influence, d’excès de monopoles, de positions dominantes et de confiscation de l’espace public à des fins privatives voire d’enrichissement personnel – le cas d’Hillary Clinton en parade actuellement aux élections présidentielles. Normal, c’est le peuple organisé en mafia qui désigne, sélection et nomme les présidents des Etats qui leur serviront la soupe, par après.

ALORS JE DIS QUE CE SONT EUX LES ASSASSINS DE MA FAMILLE. ILS MERITENT DE DEGAGER DE L’AFRIQUE. LEURS METHODES NE DISENT PAS AUTRE CHOSE. COMMENT SE FAIT-IL QU’ILS SAVENT CE QUI SE PASSE DANS MA FAMILLE AVANT MOI AU POINT DE PREPARER UN ENREGISTREMENT SUR LES CIRCONSTANCES DU DECES ?

IL FAUT NATIONALISER TOUT CE QUI EST COMMUNICATIONS – TELECOMMUNICATIONS – LES PORTS – L’ESPACE NATIONAL – L’EAU – L’ELECTRICITE – ET CREER DES BANQUES NATIONALES. BREF MAITRISER LES SECTEURS DE LA SOUVERAINETE NATIONALE.

C’EST UN PROJET QUI VA ET DOIT SE REALISER, ORANGE PEUT TOUJOURS AVEC SON GANG DU PEUPLE ELU ALLER CHERCHEZ LES MEMBRES DE MA FAMILLE POUR LES TUER UN PAR UN – IL PEUT CONTINUER A GELER LES COMMUNICATIONS AVEC MA FAMILLE QU’ILS SUIVENT EN PERMANENCE – APRES TOUT L’ETAT FRANCAIS LAISSENT LES GANGSTERS PROLIFERER. L’ETAT CAMEROUNAIS AUSSI. PARTOUT LE GANG SEVIT. LIRE LA COLONISATION PLANETAIRE DANS L’ARTICLE PRECEDENT ICI ET LE DERNIER ARTICLE DE « THE NEW HUMANITY PROJECT »;

CES GENS-LA VIVENT ET SE DELECTENT DE LA MORT ET DE LA MISERE DES AUTRES. CE SONT DES AGENTS DE LA MORT. DES ENFANTS DU DIABLE. LISEZ JEAN 8.

TANT QUE LE PERSONNEL POLITIQUE NE CHANGE PAS, QUE LES OPPORTUNISTES ET LARBINS DE TOUT POIL OCCUPENT LES POSTES DE PRESIDENTS DES REPUBLIQUES ET AUTRES MANDATS PUBLICS, LA DIVINITE USURPEE ET DIABOLIQUE SEVIRA. L’ARGENT C’EST LE DIABLE. LEURS ADORATEURS SONT MAJORITAIREMENT ISSU DU PEUPLE DIVINEMENT ELU. CHERCHEZ L’ERREUR.

COMME ON DIT CEUX QUI ONT LES YEUX VOIENT ET CEUX QUI ONT LES OREILLES ENTENDENT. MEME LES AVEUGLES. MALHEUREUSEMENT, LA MORT EST AU BOUT DU CHEMIN.

HEUREUSEMENT, CES DIVINITES DE PACOTILLE MOURRONT UN JOUR. LEUR ARGENT N’ACHETE PAS LA VIE ETERNELLE NI LES CYCLES DEJA PREVUS PAR L’HORLOGE DIVINE ET NON LA LEUR QUI CESSERA UN JOUR.

LA LIBERTE ECONOMIQUE EST UNE LIBERTE ANTHROPOLOGIQUE.

Dans une étude intitulée « les 7 clés du développement en Afrique » (Amazon où je vends zero, normal, je n’ai pas la bonne origine divinement autorisée, par le don de l’organisation terrestre systémique), j’ai proposé un programme similaire à l’EFF – Economic Freedom Fighters –

Les points perdus par l’ANC au plan national se retrouvent dans un parti qui n’existait pas en 2011. Il s’agit de l’EFF (Economic Freedom Fighters) de Julius Malema qui a obtenu 7,96% des voix. Cette dissidence gauchiste de l’ANC a pour programme la confiscation sans indemnisation des terres appartenant aux Blancs, la nationalisation des mines et des banques. Le recul relatif de l’ANC n’est donc pas la preuve d’un virage « à droite » de l’Afrique du Sud.

LE TELEPHONE ET L’ELECTRICITE DOIVENT EVOLUER VERS LA GRATUITE EN AFRIQUE. LEUR NATIONALISATION EST UNE PREMIERE ETAPE VERS LA LIBERTE DES PEUPLES DE LA PAUVRETE ET LA MISERE.

LA SANTE ET L’EDUCATION EGALEMENT.

SI ON COMMENCE DEJA PAR LA – L’AFRIQUE PRENDRA UN BON DEPART.

LA GESTION DES PORTS EST CRUCIALE CAR TOUT TRANSITE PAR LE PORT. LE TRAFIC DES ARMES, DES ORGANES, DES VALISES D’ARGENT LIQUIDE ET DES MATIERES PREMIERES.

LA DOUANE DOIT RESTEE NATIONALE. DE BOUT EN BOUT.

IL Y A DES CONTAINERS CHARGES EN OCCIDENT QUI ARRIVENT VIDES EN AFRIQUE??? L’AFRIQUE SE TRANSFORMENT EN NOUVELLES JUNGLES POUR LES ASSOIFFES ETERNELS DE SANG ET DE CHAIR HUMAINE.

ILS VIENNENT SOI-DISANT POUR VOUS AIDER. A L’ARRIVEE C’EST L’EXPLOITATION SAUVAGE.

ILS N’ONT DANS LEUR BOUCHE QU’UN SEUL MOT : DEMOCRATIE ET LIBERTE D’EXPRESSION ET BONNE GOUVERNANCE ET ELECTIONS TRANSPARENTES. A L’ARRIVEE, C’EST LE CRIME PERMANENT ET LE TRAFIC IMMONDE.

Jean 8/44.

« Vous êtes les enfants du diable ; et vos voulez accomplir les désirs de votre père. Il a été homicide dès le commencement, et il n’est point demeuré dans la vérité, parce que la vérité n’est point en lui. Lorsqu’il dit des mensonges, il dit ce qu’il trouve dans lui-même, car il est menteur, et père du mensonge ».

L’odre du monde est celui d’une double exploitation et de la terreur.

Exemple dans « Sa parole pour aujourd’hui » du Vendredi 12 Août.

« Alors que Jésus est en train d’enseigner tranquillement dans le Temple surgit une tempête. Des religieux, des gardiens de la Loi de Moïse déboulent et jettent aux pieds du maître, une femme qu’ils accusent d’adultère. Pour eux, il faut une sanction et en la décidant, Jésus cautionnera le Temple et la Loi. Or, Jésus est en train de donner un sens nouveau à la loi de Dieu, en énonçant de nouvelles pistes pour Le rencontrer. On sait, parce que l’Evangéliste Jean le précise, que les Scribes et les Pharisiens veulent piéger Jésus. De fait, ils utilisent la femme pour satisfaire leur volonté d’accuser le Seigneur, et cette instrumentalisation ressemble bien à une autre forme d’exploitation de l’accusée. Ce n’est pas très glorieux ! »

…. La gloire et le peuple prétendument élu, ça fait deux. Eux, ils excellent dans le contraire : partout où ils passent, c’est la déchéance, la sécheresse et l’asphyxie au bout du bout.

Dans ces pays Africains, où une politique de santé est absente et où l’insécurité rampe, il n’y a ni autopsie pour savoir de quoi les gens meurent, ni enquête pour détecter les prédateurs, c’est la Jungle : le lieu idéal pour les multinationales du peuple élu.

Que font les peuples pour enrayer cela ? RIEN.

Ils sont faibles et shootés à la prostitution et à l’argent facile. Du coup, les réactions sont celles-ci :

Ne parle pas, ils vont de tuer. Possible. Ils sont mortels aussi. Je ne ferais que les devancer. Ils me retrouveront devant.

Pourquoi tu te compliques la vie, bouffe aussi et laisse tomber.

On s’en fout, du moment que ma famille s’en sort, disent certains. Peu importe les moyens, c’est le monde réel, c’est ainsi et on n’y peut rien. Il faut l’accepter.

Les religieux, les meilleurs, disent, ce peuple est élu de Dieu et il lui est tout permis. C’est Dieu même qui leur a donné tout l’héritage, en leur qualité de descendants d’Abraham à qui Dieu avait tout promis. Quels aveugles et sourds ils font. N’ont-ils pas lu ou ne lisent-ils pas que Jésus a renouvelé l’Alliance et la Loi  – même si celle-ci prolonge celle d’Abraham – en lui donnant un sens nouveau ?

Les religieux sont parfois bornés qu’on en reste coi. Ils disent tout et son contraire. L’ancien testament, c’est le Judaïsme et la la loi de Moïse et l’Eternel. Il (l’ancien testament) a été accompli.

Depuis Jésus, c’est la loi du Seigneur, de notre Père et de Dieu qui règne et elle est la même pour tous, en ce sens qu’elle établit l’égalité de tous devant le père et la proximité d’avec lui, notre père.

Le peuple est perdu dans cette absence de spiritualité. Or, c’est là que se trouve le souffle de vie et du renouvellement. L’économie est une respiration, elle influence le Souffle. C’est pourquoi, la Religion elle-même est une Economie qui s’ignore. L’Abbé Pierre lui, l’avait compris, en enfourchant le cheval du Logement pour tous et du Droit au Logement que le Président Jacques Chirac transposera en « Droit Opposable au Logement », resté lettre morte, puisque les tribunaux et les sous-préfectures et préfets autorisent encore les expulsions de logement.

C’est que le décret est à la fois irréel et insuffisant – Lire un extrait du livre de De Villiers en fin d’article – Il nous parle d’impuissance publique et politique, quant à la gestion des grands équilibres anthropologiques au coeur des Civilisations.

LES PEUPLES ONT PEUR DE LEURS NOUVEAUX TYRANS. ILS ONT PEUR DU PEUPLE ANCIENNEMENT ELU. ILS SONT LEUR PROIES ET A LA MERCI DE LEURS CROCS. VOILA L’HOMME DANS TOUTE SA DECHEANCE VIVANT L’ENFER SUR TERRE.

CHACUN CHOISIT SA FACON DE VIVRE SON ENFER. L’ABSENCE A SOI-MEME EN EST UNE. LA VENTE DE SON AME EN EST UNE AUTRE. LE MENSONGE A SOI-MEME EN EST UNE. L’ENSEVELISSEMENT DANS LES DROGUES ET L’ALCOOL…ON EST ESCLAVE ET HEUREUX DE L’ETRE. C’EST EXQUIS.

VOUS ME DIREZ QUE LES PAUVRES PEUPLES NE SONT QUE LE PRODUIT DU FORMATAGE QU’ILS ONT SUBI ET DU CONDITIONNEMENT DESORMAIS DESIDEOLOGISE QUI LEUR COLLE A LA PEAU. CE CONDITIONNEMENT VIENT DES ELITES. EN FRANCE, C’EST L’ENA QUI TIENT TOUT ENTRE SES DENTS.

L’Enarchie Apatride.

Je suis un rescapé. J’ai failli sombrer. J’ai fait l’ENA. Ce n’est pas une école, c’est un moule, un laminoir sémantique qui vous broie ; vous y entrez avec trois mille mots, vous en sortez avec trente seulement, le cerveau formaté, hors de vos neurones et le coeur vide.

Heureusement, j’avais la tête ailleurs – c’était en 1977 – j’écrivais mon scénario du Puy du Fou. Par manque d’assiduité, j’ai échappé au moule. J’ai fait l’ENA buissonnière. Quand on m’a démoulé, j’avais gardé mes formes anciennes, les empreintes de mes provinces d’esprit qi tissaient mes pensées et mes songes.

Le huis clos du laboratoire  de la rue des Saints-Pères abritait une folle ambition, celle de substituer l’administration des choses au gouvernement des hommes. Pour qu’un jour les choses décident à la place des hommes. Un rêve saint-simonien.

Ainsi devait-on apprendre à planifier, à entrer corps et âme dans un monde qui fabriquerait une cité sans frontières, ni racines. Il fallait seulement apprivoiser l’idée de devenir des ingénieurs sociaux. Les énarques ne sont ps des gens  qui veulent faire le mal, mais simplement des gens qui pensent savoir mieux que le peuple ce qui est bon pour lui. Et, en 1977, ce qui était jugé bon pour le peuple, c’était déjà la fin des nations, la fin de l’histoire, la fin des religions, la fin des idées, la fin de la politique.

Cette école – de pensée ? – s’est trompée sur toute la ligne, depuis l’après-guerre; les inspecteurs des finances qui venaient nous administrer leurs billevesées nos enseignaient l’utopie technocratique :

Franchement, j’adore de Villiers, que je découvre dans cette écriture limée, absolument délicieuse pour ne pas dire jubilatoire. C’est une parenthèse. On continue son propos.

« C’est l’Etat qui est le moteur de la société. Les communistes de l’Est ont seulement choisi une voie trop radicale ».

Si par Etat, on veut dire la Loi et le Droit, je suis plutôt d’accord avec cette formule. S’il fallait un exemple de ce que le contraire produit, l’Afrique est cette chienlit.

Pendant toute notre scolarité, nous vivions sur le mythe de la convergence de l’Est et de l’Ouest. De conférence en conférence, en nous rappelant la barbarie nazie, on instruisait le procès général des nations, coupables, forcément coupables. On voulait nous faire croire qu’en procédant à leur effacement, à leur fusion dans de plus grands ensembles sans passé, en apesanteur, en tournant les peuples vers la seule quête des prospérités matérielles, on mettrait pour toujours un terme aux guerres et aux conflits.

Sauf que c’est précisément cette quête aux prospérités matérielles illimitées qui sera le creuset des futurs guerres et conflits. Quelle ironie!

Le Mur de Berlin tomba sur ces bavardages hors du temps. Un peu plus tard, l’effondrement de l’Union soviétique, en 1991, accompagna un nouveau diagnostic, celui de la fin de l’Histoire.

Ce ne sont plus, nous dit-on, comme dans le monde ancien, les idées qui mènent le monde nouveau, ce sont les lois du marché. Le bien être cosmique se substituera aux passions nationales mortifères.

C’est à ce moment-là que l’énarque Minc commit le concept de « mondialisation heureuse ». Nouvelle utopie emportée par le choc du terrorisme islamique (répondant au terrorisme de l’Impérialisme occidental comme la bergère au berger)Les religions n’étaient pas mortes. Ni les idées, ni la politique. Elles ne mourront pas tant qu’il y aura, transmises par l’épaisseur du temps et l’expérience des peuples, des civilisations.

A l’ENA, on m’a appris l’informatique, la comptabilité publique, la fiscalité, les statistiques, la psychosociologie. Il n’y avait rien, dans l’enseignement, qui touchait à l’Histoire, aux cultures, au Temps long. Et, depuis l’arrivée de Richard Descoingsdécédé à New York dans un hôtel de passe en vacances de sexe gay, seringues de drogues – la même déculturation a gagné Science Po. Ce qui constitue un désastre pour cette école qui était le creuset des futures élites politiques mais aussi économiques et médiatiques. Un désastre purement français. On n’enseigne plus les humanités en France.

A l’ENA, on apprend à extrapoler plutôt qu’à innover.

Cette école est un décalque mimétique et formel. On ne cherche pas à penser, à réfléchir, mais à reproduire. Cela donne des Attali, des Fabius, ou des Juppé.

Comme on ne croit pas à la profondeur historique, la vie est un divertissement et la pédagogie une posture. L’immaturité préside à toutes les épreuves qui ont un caractère ludique superficiel largement fondé sur l’esprit du temps, l’esprit sartrien de dérision.

On met le monde en fiches et on récite ses fiches. La culture en quarante mille fiches. C’est un jeu. Les énarques savent tout et rien d’autre. Au concours d’entrée, il y avait la fameuse épreuve du grand oral. Il ne s’agit pas d’observer les qualités de discernement mais l’esprit de répartie – corrosif de préférence, sarcastique toujours – Alors le jury s’amuse à poser des questions cocasses auxquelles l’impétrant doit répondre par des saillies loufoques.

  • Monsieur Dupont, vous avez parlé de la ville de Vienne tout à l’heure.  Quelle est donc la profondeur du Danube à Vienne ?
  • Sous quel pont, monsieur le conseiller d’Etat ?

Voilà la bonne réponse. Elle circule dans tous les couloirs. L’élève a eu 15/20.

  • Mademoiselle, accepteriez-vous d’épouser un Noir ?
  • Oui, si c’était un mariage blanc.

La jeune fille a eu 17/20. Celle qui la suit est une blonde incandescente :

  • Mademoiselle, pouvez-vous nous parler d’amour ?
  • l’Amour est un fleuve russe qui prend sa source en Mongolie dans les monts Kentaï et se jette dans le détroit de Tartarie vers l’Océan Pacifique. Il est très infidèle car il quitte souvent son lit. Mais, à la fin, il y revient.

La jeune fille, Sophie, a été majeure de promo.

… Triomphe du trait d’esprit, qui vous ouvrait les portes de la Cour et les chambres à coucher du Roi de France.

Pour réussir à l’ENA, il suffit de reprendre ce qui est dans l’air du temps. Le fin du fin est d’anticiper ce qui, demain, relèvera des nouvelles tournures  et nouveaux jargons. Chaban inventera « la nouvelle société », Chirac « le travaillisme à la française » et Giscard « le libéralisme avancé ». Typiquement des formules d’énarque de haut vol.

La matrice sémantique apprend aux futurs hauts fonctionnaires à maîtriser les éléments de langage qui leur seront utiles tout au long de leur carrière. Les énarques forment un réseau, ils obéissent aux énarques. Il leur faut faire acte d’allégeance, moins à l’Etat qu’à ceux qui sont entrés dans la carrière avant eux. Cette école ne disparaîtra jamais pour cette raison. L’ENA procure à ses élèves un viatique, elle leur fournit une intelligence des normes établies, la règle du jeu qui leur servira toute leur vie. Le concours de sortie fonctionne comme une liste d’aptitude, l’aptitude à couler le pays et à se couler dans le monde de la haute fonction publique, à en adopter les codes, la phraséologie et le mode de raisonnement. Derrière les néologismes, les sigles et le sabir mêlé de mots anglo-saxons, la socialisation par imprégnation de l’ENA a pour but de produire des individus conformes, dociles et policés, et de parvenir à l’unité de langage, de méthode et d’esprit.

Cette Ecole Nationale de l’Arrogance se nourrit de la croyance qu’on va pouvoir changer la société par décret. C’est l’esprit Macron : on peut modifier les traditions, les éradiquer. Peu importent l’ancienneté notariale ou les dimanches et jours fériés ; d’un seul coup de plume, on va changer le mode de vie des Français. Par la technique, on va dissoudre la politique.

« Aujourd’hui, il pleut, je vais faire un décret ».

….

L’ENA ne s’arrête pas aux portes de l’Ecole, c’est une petite société qui perdure. On retrouve les anciens élèves dans certains cercles comme le Club Jean Moulin, qui fournira  à la Commission trilatérale ses cadres intellectuels les plus éminents, ou le Siècle, le cénacle le plus puissant de France, où cent quatorze inspecteurs généraux des Finances se font encore aujourd’hui les vecteurs de diffusion de la « bien-pensance » et veillent à l’endogamie du milieu politico-médiatique. Endogamie philosophique, intellectuelle, sémantique et même physique. C’est cet « entre-soi » qui a mis la France en faillite.

En 1981, j’ai démissionné du corps préfectoral. Je n’avais pas honoré les dix années de fonction publique que je devais à l’Etat. Il m’a fallu – c’est la loi – rembourser ma scolarité. Je n’ai pas voulu de parachute – le détachement, la mise hors cadres – ni ventral ni dorsal, non plus qu’une place préparée par les socialistes. Je suis redevenu un simple citoyen (= un citoyen normal donc). J’ai cherché du travail.

« Le moment est venu de dire ce que j’ai vu » (Albin Michel) par Philippe de Villiers.

On reconnaît l’écriture d’un scénariste, sa griffe, sa marque, son identité. Ca donne envie de lire. VITE.

Or Escrime

L’escrime française à l’honneur. Médaille d’or en équipe à Rio. Cocorico! Capture écran France 2.

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