L’avenir du Noir et de l’humanité est Juive. L’ère du cannibalisme.

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Tout change pour que rien ne change, semblerait-il ? Façon de parler, à ce qu’il paraît, parler qui  n’engage que son auteur, car voyez-vous, si un milliardaire Nigérian peut, à l’instar des milliardaires du Qatar aller proposer de soutenir financièrement les Nigérians créateurs issus de la diaspora, piégés à Londres, afin qu’ils rentrent faire du business au Nigéria et y créer des emplois, alors, oui tout change pour de vrai et moi, je veux bien faire du surplace, lorsque je vois l’improbable et l’impensable se produire sous nos yeux.

Pendant longtemps, depuis Martin Luther King, il existait comme un consensus sur un Fait Noir, sorte de bannière de rassemblement racial ; parfois, ce fait Noir a croisé les peuples opprimés et forgé « les damnés de la terre*». Pourtant, il est aisé d’isoler la communauté arabo-musulmane agglomérée par la Religion Islamique ; qu’on apprécie cette dernière ou non.

En revanche, sous quelle autorité supra-raciale ou infra- les Noirs du Monde peuvent-ils se réunir ? Aucune. Un temps, on a pensé que la mémoire esclavagiste et colonisatrice pouvaient fermenter ce lieu. Peine perdue. La colonisation a amputé l’histoire africaine de ses racines et effacé sa mémoire identitaire. L’homme Noir n’a qu’une vague conscience identitaire. Il se peut même qu’il n’en ait plus aucune, celle réclamée n’étant qu’une identité par défaut. Toutes ses tares : l’indiscipline, le manque d’organisation et d’imagination, l’incapacité à se projeter plus loin que le bout de son nez, semblent rédhibitoires. De là son incapacité à entretenir un patrimoine bousillé et négligé pour l’adoration du patrimoine des autres.

Dans la foulée de l’hagiographie des discours du Dr. King, j’avais pensé,  qu’une identité noire existait. Eh beh, non, rien de tel n’existe. Je m’étais trompée en suivant les discours, au lieu de juger par les actes. Les Noirs Américains sont Américains. Ceux des Iles sont créoles. Ceux de l’Europe sont je ne sais pas quoi. Et ceux de l’Amérique du Sud sont Hispaniques et Portuguese. Toutes ces langues étrangères les unes des autres constituent une barrière historique infranchissable. Restent ceux de l’Afrique qui, à force de rêver de l’Occident, ne le sont pas plus que ceux d’ailleurs.

S’il existe un modèle d’adorateur des veaux d’or, c’est « l’homme Noir ». Cela fait de lui un Etre surexposé à la corruption et, fatalement, il était exposé à l’esclavage, avec la complicité des roitelets Noirs.

Des rois qui ont vendu leurs peuples. On les retrouve en miniature dans les stars du jour, sortes de people de l’école de la rue où l’animalité fait foi et loi. Je n’accuse personne de son passé, simplement, il est aisé de voir que ce n’est pas avec de tels représentants qu’une quelconque cause Noire peut émerger et faire message. James Brown, Mohammed Ali, Jesse Jackson, c’était une autre époque. Le message est mort avec eux.

En Amérique comme partout ailleurs, le Noir sait qu’il est noir lorsqu’il est confronté au racisme ou à  la pauvreté. Sinon, en temps normal, il n’a aucune conscience de son identité qui rejaillit uniquement face au danger. Pour le dire autrement, l’homme noir porte en lui les germes de sa propre désintégration identitaire, culturelle et historique. Là où le Juif se multiplie, le Noir se désagrège. Ce sont pourtant les deux peuples qui ont le plus souffert au monde, mais leurs trajectoires sont si divergentes qu’on en reste coi.

C’est pourquoi, lorsqu’on critique la présence Chinoise en Afrique, on n’a pas tout dit si on ne comprend pas ce potentiel annihilateur installé au cœur de l’homme noir. Sans organisation, sans discipline et sans honnêteté, l’homme noir est une bouchée facile pour les rois du regroupement et du travail ensemble que sont les Chinois. Et je ne parle même pas de discipline et de sérieux.

Il y a 30 ans en arrière, les Africains se moquaient des Chinois en les traitant de pauvres. Aujourd’hui, les Chinois sont leurs maîtres à penser. Y aura-t-il un siècle du « réveil Noir Africain » ? Le doute est permis, malgré les espoirs. Déjà, il faut ôter l’Afrique du Sud qui a une histoire singulière. Ensuite, les disparités de développement en Afrique de l’Est en plein essor, de l’Ouest qui n’est pas mal partie et d’une Afrique subsaharienne – hors Afrique du Sud – d’une part d’avec la zone de piétinement qu’est l’Afrique Centrale, en retard sur tout, d’autre part, font qu’il y a plus encore à craindre du cannibalisme intracommunautaire (entre blacks) et extérieur de demain, comparativement à celui d’hier.

Le Noir est un Déshérité content et fier de l’Etre. Ce message s’adresse aux jeunes blacks pour qu’ils ne perdent pas leur temps à écouter les billevesées et les pleurs de leurs frères, trop contents de leur sort, malgré les apparences et les dires. Donnez de votre temps, si vous pouvez, et n’en attendez aucune reconnaissance en retour. Faites-le comme si vous le faisiez pour n’importe quel être humain. En bon Samaritain. L’homme Noir n’est pas en péril. En tout cas, pas plus que n’importe quel autre être humain. Mais je suppose que vous le savez déjà. Dans le cas contraire ou en cas d’hésitation, prenez gare à ne pas aider la main qui se lèvera contre vous. Vérifiez toujours vos arrières.

 Marine Le Pen ne sait pas la chance qu’elle a d’hériter d’un père méritant. Et pourtant, elle veut se bâtardiser, comme les Noirs qui n’ont plus ni père, ni mère. Leurs père et mère c’est la gloire et le fric qu’on obtient par tous les moyens. En cela, ils m’ont dit que « c’était ainsi que le monde fonctionnait ; que ce sont les voyous qui réussissent, en Occident et en Amérique du Sud et en Afrique. Ils ont ajouté que pour les africains d’origine qui ont des diplômes, il convient de ne pas rester en Europe où il n’y a rien pour eux. Ils ont pris l’exemple de la RDC pour me dire que tous les Congolais diplômés sont partis au Canada. Comprendre la France, c’est le Royaume des sans-papiers, des pauvres d’Afrique, des illettrés du monde». Toute leur conscience est rabattue sur l’oseille et leur admiration tout entière portée sur la gloire de leurs idoles souvent blanches. Ce qui ajoute à leur malheur. Il faut les voir et les entendre baver sur ces idoles. Vous en tomberez par terre devant tant de vide mémoriel et identitaire. Ce qu’il en reste est tellement ténu, qu’au mieux, il faudra 200 ans pour reconstituer une « identité » qui vaille la peine et, au pire, oublier et attendre la dissolution complète dans l’humanité devenue Juive entretemps ; soit par la communion des esprits entre fous du fric, soit par le sang.

Le cannibalisme en cours aura alors achevé son processus. Nous deviendrons un seul et même peuple, uni comme à Babel. Bagdad Café, notre avenir à tous. Comme une sorte de retour aux sources de la Bible.

« Tout change pour que rien ne change ». C’est de Google, mon amour.

Lorsque j’avais essayé de m’inscrire à Google Actualités, j’ai essuyé deux refus, car je n’étais pas éligible, n’ayant pas une équipe de rédaction. OK. Mais, il y avait des blogueurs et des blogs éligibles qui ont été agréés. Comment ? Je ne suis pas dans les arcanes de ce monde.

Là, il y a peu, avec la net-neutrality, on apparaît ici et là. Dans un premier temps, j’ai reçu un message m’invitant à opérer une reconfiguration.

Puis un second annulant le premier.

Aujourd’hui, c’est le robot qui ne fonctionne pas et donne lieu à cette phrase sibylline « tout change pour que rien ne change ». Pour le moment, on s’achemine vers la phase technico-commerciale. Jusque là, ceux qui lisent me procurent un énorme plaisir, et pas uniquement à moi, comme lorsque le Président de l’Université d’Oklahoma City décrète « zéro tolérance » pour les actes racistes.

Tout change pour que rien ne change. Vraiment ?

Ma parole.

Vous venez de lire quelques réflexions du « Voyage Transatlantique ».

Bonne chance au Nouveau Président du Nigéria.

Lire aussi. *Selma. L’homme Noir est l’artisan de son propre malheur. Il est difficile de bien comprendre la rage qui ressort de cet article si on ignore le contexte dans lequel il a été produit. En sémiologie, il y a une réflexion sur le décalage entre la production et la réception d’un texte. Il est arrivé qu’un texte produit avec une signification X soit reçu avec une tout autre signification. C’est que le contexte fait partie intégrante du dispositif énonciatif. Et le décalage peut heurter ou troubler. Dans le Voyage Transatlantique, il n’y aura pas de déperdition, ni de colère. C’est la bonne nouvelle.

La mauvaise est que ce qui est Ecrit est Ecrit. Pour le meilleur comme pour le pire, car c’est ce qu’on pouvait écrire à ce moment-là et pas seulement pour ce moment, mais pour les autres en gestation dans ce moment-là.

De Cuba, on a appris que le Président Obama était un « honnête homme ». Fort bien. Simplement, lorsque je parle du peu d’honnêteté ici, je ne pensais pas aux Américains, mais aux Noirs d’Afrique, immigrés ou non. Les Noirs Américains authentiques ne mentent pas. En revanche, les Noirs africains en Amérique ou ailleurs sont des spécialistes du mensonge.

Bon week-end

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