Afrique 2015. Des crises et du changement en perspective.

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Le-défi-image-verte1.jpg1. Tunisie. Les Benalistes reprennent les choses en main de façon plus laïque que religieuse. Les travers en moins ? C’est le seul mal qu’on leur souhaite.

Béji Caïd Essebsi président de la 2e République Tunisienne.

Avec l’élection de Béji Caïd Essebsi à la présidence de la République, après celle du Parlement, la Tunisie tourne la page politique de la transition et se penche sur son aspect socio-économique. Quels défis attendent le nouveau pouvoir ? Lire dans El Watan.

Plus Béji Caïd Essebsi, à la recherche d’un consensus opérationnel

Faut-il s’associer avec le parti des Islamistes ou laisser faire le jeu des alternances démocratiques entre la Majorité et l’Opposition ? En tout état de cause, l’urgence est d’apporter une réponse aux causes du départ du feu du Printemps Arabe parti de la Tunisie.

« Après l’achèvement de son calendrier électoral, la Tunisie aborde la phase de constitution d’un nouveau gouvernement. Les missions du parti Nidaa Tounes et du président Béji Caïd Essebsi, vainqueurs des élections, ne semblent pas de tout repos. «Gouverner, c’est relever les défis du moment et réaliser les promesses citées dans notre programme électoral, notamment un bon paquet de mesures urgentes pour les 100 premiers jours», commence par déclarer à El Watan Lazhar Akremi, porte-parole de Nidaa Tounes. «Il s’agit surtout de rétablir la confiance des citoyens dans l’appareil de l’Etat», insiste-t-il ». En savoir plus, El Watan.

2. Burkina Faso. Le pouvoir change de main. Une transition qui doit convaincre et n’a pas droit à l’erreur. Ce départ annonce-t-il un effet domino et l’ouverture sur une nouvelle ère en Afrique? 

Burkina Faso : Blaise Compaoré chassé du pouvoir (El Watan).

3. Le fléau EBOLA est toujours non maîtrisé. Simplement, il est de moins en moins médiatisé, car l’Amérique est prise en tenaille par son racisme persistant et récurrent qui commence à faire des victimes collatérales : les flics tués, dans une forme de loi du Tallion : tu m’en tues deux, je te rends la pareille. A froid. Avec cette différence essentielle que, là où le flic-exécuteur reste en liberté, claironne, pousse la chansonnette institutionnelle de son absolue nécessité criminelle que le lobby de la police Newyorkaise oppose à son Maire, Bill de Blasio, dans un mano a mano honteux et pathétique, celui qui exécute un flic est déjà condamné à mort. C’est un candidat au suicide : un kamikaze.

La chansonnette institutionnelle de la NYPD (New York Police Department)  et de la Fédération dit que, comme quoi, le Maire ne nous a pas soutenus, lorsque le peuple appelait la Justice et le corps de la Police à sanctionner les exécuteurs de Michael Brown et de Eric Granger. Au même moment, le même corps de Police n’a pas changé un seul iota de ses méthodes d’arrestation : un gamin de 12 ans tué et un ado de 18 ans  -ce dernier dans le Missouri, tout près de Ferguson, comme un ultime acte de mépris -. Le premier tenait un pistolet à eau et le second un vrai. Les flics-tueurs ont estimé qu’ils avaient agi en position de légitime défense devant des pistoleros qui les tenaient en joue. Quelle bravitude !

Si la Police panique devant le premier gamin énervé et n’a à disposition qu’une seule action : tuer, alors, il faut craindre pour la sécurité du peuple. Et pourtant, la chansonnette poussée par les flics est : Nous assurons votre sécurité. Oui, mais à quel prix ? Celui de la terreur et de l’intimidation permanentes ? Si tel est le cas et c’est le cas (*), alors, il faut réformer tout ceci. Le Maire l’a dit et tirs groupés sur le Maire. Remarquez, c’est la seule chose qu’ils savent faire: la seule langue qu’il parle, la langue de la force, de la menace et de l’intimidation. (Il = le lobby policier).

(*) Toutes choses étant égales par ailleurs, comprendre que toutes les polices du monde sont chargées de la sécurité de leur peuple. Le faire, c’est faire le job pour lequel la Nation reconnaissante paie ladite police. Les médecins sont là pour assurer la santé des citoyens. Les enseignants les éduquent pour qu’ils ne finissent pas idiots. La Police les protège les uns de la prédation des autres et la Justice punit les contrevenants. C’est le service public. A chaque métier ses risques. Le pilote d’un avion long courrier ou non court un risque de crash. Le civil lambda est exposé au terrorisme aveugle. Au Nigéria par exemple, où le terrorisme surprend les jeunes filles dans les établissements scolaires et les femmes au marché. L’idée que le flic serait plus exposé que les autres citoyens est très discutable. Aux US, le port d’armes librement consenti et protégé par un amendement, est en soi un facteur d’exposition permanent au risque de croiser la route d’un tireur fou.

Il faudrait ajouter au service public, les créateurs et entrepreneurs qui créent de l’emploi et les agents/acteurs qui font respirer la démocratie, comme terreau du vivre-ensemble.

Aucune sécurité policière au monde ne peut arrêter une horde de non civilisés (non appris) ou des individus écervelés par le chômage. La preuve : le casse-tête de l’immigration intraitable.  L’emploi, c’est du service public. L’éducation c’est du service public. Sans les deux, toutes les polices du monde seront inefficaces.  La Police n’est pas le centre de la société, ni même son poumon… Il faut qu’elle respire et se détende.

L’autre langue bien parlée – en dehors de celle de la force brute et/ou institutionnelle – est la langue de bois qui a suivi de partout : depuis les représentants choisis par les médias pour parler au nom de la communauté noire, jusqu’à certains politiques qui jouent leur carte personnelle, en passant par tout le reste. L’Amérique quoi, abrutie et lourde comme on ne la présente pas souvent. Enlaidie par tant d’hypocrisie, de mauvaise foi et de faux-semblants. Voir les sondages sur les réponses des blancs à propos du racisme ici. C’est dans le genre « cachez ce sein que je ne saurais voir ».

CREVER L’ABCES DU RACISME EN AMERIQUE

On a tout eu sur les funérailles des deux flics tués. Comme c’était émouvant de mièvrerie.Toutes les larmes de crocodile étaient et sont dehors. Mais encore ? Des trémolos dans les voix, des larmes qui coulent  sans qu’on ne comprenne le pourquoi d’une telle émotion vive, des condamnations qui fusent. Normal, on a en images les funérailles des flics blancs et pour les civils noirs tués, rien ou si peu. Et pourtant les flics noirs affirment qu’ils ont été contrôlés violemment en civil, avant que leurs collègues se rendent compte qu’en fait ils sont flics eux-aussi.

Et puis, il y a des statistiques froides qui disent Tout, clairement, mais on fait comme s’il n’y en avait pas. Ici par exemple. On les ignore en établissant la parole syndicale et la subjectivité personnelle par-dessus le Réel. Dialogue de sourds. Impasse…

Pour résoudre un problème, il faut commencer par le regarder en face. Si on le nie, alors, on ne voit pas comment la solution sera trouvée, sinon que par un Equilibre de la Terreur. Le fondement de la loi du Tallion. Le modèle Israélite sur Gaza et sur l’ensemble des Palestiniens.

Le conflit Israélo-Palestinien va-t-il s’importer aux USA ? Ce serait ironique, car l’hypocrisie des US dans le règlement de ce conflit a tout gelé et ce serait Justice qu’ils vivent le boomerang, par des voies tout à fait inattendues. La bonne santé économique de l’Amérique en devient secondaire.

4 – Le développement en Afrique.

Voir livre chez Amazon (ci-dessous) qui présente des clés comme autant d’entrées dans des allées comportant elles-mêmes plusieurs autres portes. On se réjouit que le Président Biya du Cameroun ait présenté un projet allant dans ce sens. Comme quoi, l’espoir est permis, si les dirigeants écoutent.

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Cameroun : Que vaut le plan d’urgence pour la croissance ?

Le 9 décembre 2014, le Président du Cameroun, Paul Biya, a présidé son deuxième Conseil des ministres depuis 2 ans. Selon le Cameroun Tribune, du 11 décembre, c’était une occasion pour le Chef de l’État de souligner quelques-unes des mauvaises pratiques de certains membres du gouvernement, qui maintiennent le pays dans le sous-développement. Au cours de cette réunion, le Président a annoncé la mise en place d’un plan de développement sur trois ans appelé « plan d’urgence » dans le but d’accélérer la croissance et d’améliorer le niveau de vie de la population camerounaise.

Ce projet qui va coûter 925 milliards FCFA dont les deux tiers seront financés par les banques locales, vise des secteurs tels que le développement urbain, l’agriculture, la santé, l’énergie, la sécurité et l’élevage. Le Chef de l’État a ajouté que pour concrétiser un tel plan, il est plus approprié pour les membres du gouvernement de réduire leurs trains de vie extravagants, et couper dans le budget de leurs missions dans le pays ou à l’étranger. Beaucoup ont remis en question la raison d’être de ce « plan d’urgence ». Pourquoi un plan d’urgence maintenant, après 32 années au pouvoir ?

Chofor Che, analyste pour www.libreafrique.org – Le 22 décembre 2014.

 5 – Terrorisme. Al Shabbab, Boko Haram et consorts.

Un défi de taille.

>>> Deuxième partie :  Afrique 2015. Le génocide de la coopération et le testament de Bokassa et de Farrakhan.

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