Démocratie et Développement en Afrique. Etat des lieux pour mieux cerner et combattre l’épidémie EBOLA.

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Au moment où le Président Obama annonce l’envoi d’un contingent de 3 000 soldats Américains pour aider à la lutte contre EBOLA en Afrique, la publication dès ce soir du rapport sur le développement de l’Afrique (site d’Amazon) – promise depuis un moment – tombe à pic avec ce déploiement des troupes américaines en Afrique. Mon voeu est que cette conjonction fonctionne comme un accélérateur du Progrès.

Ce rapport a été produit en Avril 2014 en Afrique et remis à un premier interlocuteur/commanditaire : l’Institut Panafricain du Développement.

De retour ici en France, je n’ai pas boudé mon plaisir de voir Obama tenir une conférence sur la question du développement en Afrique en mettant l’accent sur deux des points cruciaux et vitaux pour le développement : la santé, l’électrification et l’eau sans lesquels même l’éducation que les Africains considèrent comme le centre du monde n’est possible. Avant l’éducation en tant que telle, il convient déjà de créer et de mettre en place les conditions de son effectivité.

Partie au Cameroun pour assister mon père malade, je rencontre le développement de l’Afrique au détour d’un parcours Sportif. L’urgence est souvent voire toujours le produit du Hasard et de la Nécessité.

Le rapport est publié chez Amazon et sera en ligne, cette nuit je crois. Au plus tard, demain matin. Il est précédé d’un « voyage » sur les circonstances de son avènement.

Pour tout vous dire, j’ai posté le livre hier soir et il était déjà prêt à la diffusion dès 13 h, lorsque j’ai noté des fautes d’inattention que je ne pouvais pas vous faire subir, par respect pour le futur lecteur que vous êtes. Donc, je l’ai posté de nouveau et cela prend le temps que je vous indique pour intégrer les corrections. Pendant ce temps-là,  Le livre reste en ligne.

 

EN ATTENDANT VOICI LES PREMIERES PAGES EN APERO.

 

Avant-propos

 

Qui a dit qu’il y avait un bon moment pour publier un livre ?  Bien malin ou futé celui ou celle qui vous dira une telle chose invérifiable. Une publication, c’est comme un bébé : il n’y a pas de bon moment ou de mauvais pour le faire. Il faut écouter son cœur, son amour, son désir, sa volonté, son envie avant tout calcul dicté de l’extérieur. Si le contexte et l’actualité s’y prêtent de surcroît, alors, il faut le considérer comme un don de Dieu.

Oui, on n’écrit pas un livre ou un rapport, en se disant qu’il y aura bien un moment favorable pour le mettre sur la place publique. Non. Ce qui guide un écrit est le hasard et la nécessité voire l’urgence. Pour certains, ce sera l’urgence d’un moment, d’un fait et, pour d’autres l’urgence d’une cure d’introspection maligne. L’urgence est toujours le produit du hasard et de la nécessité.

Quelle est l’urgence du développement en Afrique aujourd’hui ?

Il est indéniable que les choses se font, la croissance semble là, mais ces choses ne semblent pas obéir à une planification collective, sorte de projet de société pour tous. Les choses semblent se faire selon les desideratas des bailleurs de fonds qui imposent une orientation dont ils assurent la tutelle et l’accréditation.

Autour, il n’y a pas de débat national qui irrigue le peuple. Ce dernier assiste à tout ceci de loin, sans être informé sur le pourquoi du comment et où on va. Ni informé et encore moins consulté. A quoi bon ? Les élites nationales et internationales se partagent le débat et désapproprient toujours et encore l’Africain de son destin, en même temps qu’elles le dépossèdent de l’initiative, ou à tout le moins de l’assistance et de la participation à la décision du projet commun.

Donc, un certain développement se fait, mais à la Darwin : Darwinisme social donc.

Tout ceci est important, car des êtres dépossédés de leur avenir, y compris de la prise de parole dans la construction de ce devenir, ne se sentent pas liés par des liens forts de patriotisme voire de collectivité de destin.

Au Cameroun, terrain de l’observation de l’étude qui suit et je sais la tendance partagée en Afrique, sans destin collectif, le grégarisme de l’être humain qui est d’essence sociale, le pousse à reconstruire des lieux communs. En-dessous, les tribus reprennent du sens ; la tribalisation gagne du terrain au détriment de la Nation. Au-dessus, les bars, les night clubs assaillis par des publics désœuvrés ou plutôt laissés à ce désœuvrement, abandonnés à leur sort dans une jungle. Ces bars sont devenus l’opium du peuple. Au choix avec les églises nouvelles. D’un côté on soigne l’âme égarée avec l’alcool et à coups d’une évangélisation castratrice (les églises non conventionnelles qui sortent de terre elles et leurs pasteurs) et, de l’autre, on permet aux individus de conserver une affiliation et leur identité n’est plus que parentale voire villageoise. Régression sur tous les plans.

Or, l’affiliation n’est pas un projet de société. La jouissance collective non plus. S’en suit donc une curiosité : d’où qu’on regarde cette absence de projet, on ne voit que l’aspect contreproductif que produit cette absence d’avenir ; j’allais dire son impossibilité.

Vient alors le rêve de l’immigration produit par ce sentiment de dépossession et l’ennui  qu’il génère. La principale plainte/supplication que j’ai entendue en Afrique et ressentie au plus profond de mon cœur, c’est d’entendre et de voir les gens s’ennuyer et réfléchir à comment tuer le temps.

Un grand trouble pour moi qui suis toujours au bord de la rupture, en termes d’occupations et qui considère les plages de calme comme un luxe presque.

Donc, il y a urgence à donner du sens à l’Africain. Non pas ce sens qui lui permet de claironner qu’il est indépendant et libéré du Blanc alors qu’en son for intérieur, il sait que c’est faux. Mais, il crie sa liberté et son indépendance pour mieux dissimuler la peur du vide qui le tient en tenaille et le limite de partout. Il n’est plus prisonnier du Blanc ou du trop-plein d’autoritarisme à la Ahidjo (premier président Camerounais, figure symbolique de la vague des premiers présidents africains, venus après les vrais pères de la Nation, décapités entretemps par le colon, du temps de la décolonisation). Non, l’Africain, toute classe confondue, est désormais prisonnier de lui-même, de sa routine quotidienne : la même chaque jour que Dieu a créé.

Pour en sortir, d’autres, les plus futés ont choisi de faire du sport. C’est la nouvelle bouffée d’oxygène constatée surplace. Faute de moyens et, probablement, comme un retour à la nature, ils préfèrent le sport de plein air. Ils marchent partout où ils peuvent : devant le stade Ahmadou Ahidjo, on court, on fait des exercices, cela ressemble  aux Chinois qui s’exercent sur les places publiques. Avec cette différence criarde que rien n’est aménagé à cet effet : le terrain vide abandonné autour du stade sert de place publique. Il est sale, il y a de l’herbe non coupée, mais qu’importe, ça fait l’affaire. Le terrain est dénivelé et est dangereux pour une pratique sportive. Les parcs publics sont si petits – lorsqu’ils existent – qu’ils en sont dérisoires et donc ignorés.

 

 

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