Le Livre de Valérie Trierweiler renvoie aux journalistes le miroir de leurs propres aveuglements et de leur corruption de la politique.

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Allo, ici l’Observatoire.

Pourquoi je commence ainsi cette tribune, c’est que j’ai entendu quelqu’un dire à la télé, au cours d’un débat entre-soi :  hommes et femmes du sérail bien blancs dans la France égalitaire, méritoire et non raciste n’est-ce pas, qui justifie que la télé française soit restée la même depuis les années 1980, date à laquelle celle-ci a été prise d’assaut par les hommes de 1968, petits révolutionnaires d’une ambition collective de liberté réduite à un syndicat racial et corporatiste – qu’il n’était pas un observateur, mais un acteur. Les deux choses ne s’excluent pas. Au contraire.

Je ne résiste pas au plaisir et à la tentation de vous réciter le début de l’Evangile selon Saint Jean. Chapitre 1 donc.

Au commencement était le Verbe, et le Verbe était avec Dieu, et le Verbe était Dieu.

Il était au commencement avec Dieu.

Toutes choses ont été faites par lui, et rien de ce qui a été fait n’a été fait sans lui.

Dans lui était la vie, et la vie était la lumière des hommes ; 

Et la lumière luit dans les ténèbres, et les ténèbres ne l’ont point comprise.

Un Observateur digne de ce nom est un Acteur, bien évidemment. La preuve élémentaire est que les citoyens pauvres d’esprit, intellectuellement et d’argent :  « les SANS-DENTS » dixit Hollande ont été manipulés et ont suivi corps et âme les consignes de vote des médias en faveur de Hollande et non de Nicolas Sarkozy.

Valérie Trierweiler clôt cette séquence mensongère qui a vu l’apogée des soixante-huitards au pouvoir en France. Raymond Barre avait parlé à juste titre de microcosme médiatico-politique. Un breuvage qui a macéré jusqu’à l’éclatement de cette grande bulle. Et ça donne Merci pour le Moment.

Pourquoi s’indigner ou célébrer son autre soi ? Cela n’a strictement aucun intérêt.

Tous les journalistes de France sont des Valérie Trierweiler.

1. Ils sont sans scrupules. Tous. Lorsque Valérie T. a fait main basse sur F.H., ils ont tous applaudi sur sa force de frappe féminine. Force qu’ils ont vite fait de récupérer et de transformer en tremplin pour s’installer à l’Elysée, via leur consoeur.

2. Ils sont cyniques. Après, ils ont construit la candidature de Hollande patiemment. Valérie ne dit-elle pas « sa fierté d’avoir convaincu Hollande a être candidat » ? La question est : avec quels arguments ? Il faudra lire le livre.

3. Ils sont manipulateurs. Pour imposer Hollande comme candidat crédible et préféré des Français, ils n’ont pas lésiné sur les moyens : encensant le candidat Hollande et diabolisant Nicolas Sarkozy.

4. Ils sont affabulateurs. Cf le titre de « première dame » qu’ils imposent dans le langage. Du moins s’y essaient-ils, en se disant qu’un mensonge, à force d’être répété en écho, finit par devenir sinon vérité, du moins évidence.

5.  Ils sont aussi froids et inhumains qu’Hollande. Dépravés sexuellement : regardez comme les Nabilla, Zhalia, Kardashian sont devenues des célébrités adulées, tout simplement parce qu’elles ont osé poster une sex tape. En d’autres temps, on pourrait croire qu’ils sont tous/toutes des frustré(e)s sexuellement. La dépravation des moeurs leur va si bien. Trierweiler pouvait bien avoir jeté son dévolu sur un homme père de 4 enfants et vivant avec leur mère depuis plus de 20 ans, cela ne les gênait pas. Alors, vas-y pour le mariage gay soutenu par les milieux culturels et médiatiques en priorité. Il leur fallait un président à leur image : ce président était Hollande.

HOLLANDE EST LE PARFAIT REFLET DES MEDIAS FRANCAIS : UN JOUR ILS VOUS ENSENCENT – LE JOUR D’APRES ILS VOUS BRULENT SANS ETATS D’AME

6. Les médias ont corrompu les hommes politiques. Ils leur ont fait croire que seules les prostituées, les journalistes, les femmes du milieu culturel, les actrices et les mannequins étaient dignes d’intérêt. C’était elles les belles femmes du monde. Ne voyez vous pas jour après jour que la plus belle femme du monde, cet autre sottise, voire prétention médialomaniaque est forcément une des leurs. Tu parles ! Quand on fouille, ce qu’on voit c’est plus de coaching, plus de plastique, plus de botox, plus de maquillage, plus de coke, plus d’alcool, plus de partenaires sexuels, et des régimes, et…  Si vous critiquez, vous êtes jalouse. De quoi ? Du manque d’abdominaux dessinés, du manque d’un corps parfait. Ce féminisme qui réduit la femme à un objet sexuel, un jouet érotique, la déshumanise plus que tout. De fait, nous assistons  à la femme animalisée, puisque dénudée et exposée comme du bétail. Entre cette femme et la bête dans l’enclos, il n’y a plus de différence.

7. En ce moment, on nous dit que NS ne peut pas revenir en politique car sa dulcinée dit Niet. Et voilà. Le Roi Britannique avait dû abdiquer le pouvoir pour avoir épousé une femme qu’on rangerait aujourd’hui du côté de nos mannequins et autres célébrités du cul ou du body parfait. Le livre de Trierweiler devrait ouvrir sur quelque chose de plus important : une réflexion sur la dérive du pouvoir vers son versant people et comment cette dérive affaiblit les institutions, les perfore au point d’avantager les aventuriers et les calculateurs froids, dans la course aux mandats.

8. La même dérive affecte le milieu littéraire. Que reste-t-il de la littérature aujourd’hui ? J’ai envie de dire rien. Ou plutôt si, le marketing littéraire et le sexe. Si vous n’avez pas d’agent littéraire, comme les acteurs d’Hollywood ont des agents culturels, vous ne pouvez accéder à ce milieu réservé. Est littéraire aujourd’hui, ce qui se vend et arrive au top ten des ventes. Le top ten est signe de best-sellers. 50 nuances de gris, autre gros tweet d’après ce qu’on en dit – je ne l’ai pas lu, mes filles si avec des avis contraires : celle qui lit le moins aime, l’autre plus cérébrale qui lit beaucoup s’est un peu ennuyée et trouve que c’est trop de pub pour ce que c’est : un roman d’une femme qui coche ses idées comme elles viennent et en fait un  bouquin. D’un côté, cette lecture brute lui plaît bien, car ça ressemble à leur prose des 20-35 ans. De l’autre, elle n’en pense pas plus.

Trierweiler n’a pas besoin de donner des interviews. Ses amis lui font de la pub gratos. 

 

SANS-DENTS : UNE EXCELLENTE METAPHORE DE L’IDIOTIE CITOYENNE VOIRE DE SON IMPUISSANCE

L’expression « sans-dents » peut être exploitée politiquement pour mettre le président à terre. Mais ne l’est-il pas déjà,  après son remaniement en forme de canular ? Dans tout combat, lorsqu’un adversaire est à terre, on ne frappe plus. On attend qu’il se relève, s’il y arrive. Donc, cela ne me choque pas plus que çà, même si c’est choquant en soi. Et pourtant, une analyse froide du peuple des « affamés » du succès et des promotions peut confirmer cela. Non pas par mépris, mais dans les comportements et les actes, à commencer par le fait qu’un sans-dents est un idiot qui n’a pas de courage. Cette idiotie le rend incapable de mordre. Il devient normal de ne pas le craindre. Quel mal peut-il vous faire ?

Mais ça va plus loin encore. Sans-dents, c’est celui qui mange, mais comme il ne peut pas mâcher, il avale vite. Du coup, il manque les sensations. Or, le sentiment de satiété et le goût des aliments est en bouche, non dans le ventre. Ce manque le rend insatisfait chronique et insatiable.

MONSIEUR LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE FRANCAISE LES EDENTES VOUS SALUENT BIEN BAS. SIRE. NON JE PLAISANTE. EN FAIT JE SUIS PARTAGEE ENTRE CROIRE ET NE PAS CROIRE. MAIS SI JE CROIS JE DOIS TOUT PRENDRE EN PRINCIPE. COMMENT CROIRE CERTAINES AFFIRMATIONS ET RENIER LES AUTRES ? J’AI CHOISI DE TOUT  CROIRE. SIMPLEMENT J’EN FAIS UNE INTERPRETATION AUTRE.

Livre sans surprise. J’ai même envie de dire trop attendu. Le contraire aurait été étonnant. Pourquoi maintenant ?  Pourquoi pas maintenant. L’avantage du maintenant est que les souvenirs sont frais et c’est bon pour la fidélité des souvenirs. Livre parfaitement dans l’air du temps : c’est ce genre de bouquins qui se vend bien. Ce n’est pas de la littérature, mais c’est un témoignage de première main – pas de premier plan – qui vaut le détour, sur un plan strictement politique.

Le président aime le luxe et la gastronomie. Ce n’est pas étonnant. C’est un Français et c’est un Riche. On n’a pas besoin  non plus de moines pauvres à l’Elysée. Ce genre d’infos, même pour un affamé, est anecdotique.

Ce que Valérie semble manquer c’est l’amour de Hollande. Elle n’a pas compris Hollande. Quand on voit son comportement devant Segolène Royal durant la campagne, demandant qu’on l’embrasse sur la bouche, le moins qu’on puisse dire, c’est qu’elle n’avait pas de métier, était tout aussi cyniquement froide et méchante à l’égard de Ségolène. Tout cela ne pouvait qu’embarrasser Hollande. Forcément. Et pourtant Hollande est allé jusqu’à se damner en l’embarquant avec lui à l’Elysée, quasiment clandestinement. Les médias ont applaudi, disant qu’on était en 2014, où le mariage ne vaut plus rien, puisque pour tous, y compris pour ceux qui ne sont pas mariés.

Faut-il être cynique pour réussir en politique ? Vraisemblablement.

Merci pour ce moment me fait penser à plaisir d’amour ne dure qu’un moment. 9 ans quand même, donc elle n’était pas une pute.

 

 

 

A L’INTERNATIONAL L’OTAN FAIT SON SHOW DU COTE DE L’ECOSSE

A quand la suppression de cette organisation qui n’a plus de raison d’être. Ce machin, disait le grand homme. L’Otan doit se dissoudre ou passer sous écran ONUSIEN. Mais, l’Amérique, dans va volonté de puissance, ne l’entend pas de cette oreille. Alors, elle maintient ce dinosaure en survie par le sang des Ukraniens et de tous les ex alliés du Pacte de Varsovie corrompus jusqu’à la moelle.

Alors, on a fait le show et la propagande, y compris en se souvenant des morts de l’Afghanistan où l’OTAN a foutu le grand bazar ; laquelle propagande sert de caution à l’armement futur de Kiev, l’autre capitale gangrenée par le fric et les engins de la mort de l’OTAN.

L’Occident se dégrade, chaque jour qui passe et se décrédibilise aux yeux du monde entier. Est-ce le début de la chute ? J’ai mal au coeur, quand on pense à l’admiration que cette Civilisation suscitait dans le Monde Entier et au déshonneur qui l’accable actuellement.

« Car enfin, il faut en prendre son parti et se dire une fois pour toutes, que la bourgeoisie est condamnée à être chaque jour plus hargneuse, plus ouvertement féroce, plus dénuée de pudeur, plus sommairement barbare ; que c’est une loi implacable que toute classe décadente se voit transformée en réceptacle où affluent toutes les eaux sales de l’Histoire ; que c’est une loi universelle que toute classe, avant de disparaître, doit préalablement se déshonorer complètement, omnilatéralement, et que c’est la tête enfouie sous le fumier que les sociétés moribondes poussent leur chant du cygne. (Discours  sur le colonialisme, p 54)

Et cet autre extrait :

Pour ma part, si j’ai rappelé quelques détails de ces hideuses boucheries, ce n’est point par délectation morose, c’est parce que je pense que ces têtes d’hommes, ces récoltes d’oreilles, ces maisons brûlées, ces invasions gothiques, ce sang qui fume, ces villes qui s’évaporent au tranchant du glaive, on  ne s’en débarrassera pas à si bon compte. Ils prouvent que la colonisation, je le répète, déshumanise l’homme même le plus civilisé ; que l’action coloniale, l’entreprise coloniale, la conquête coloniale, fondée sur le mépris, tend inévitablement à modifier celui qui l’entreprend ; que le colonisateur, qui, pour se donner bonne conscience, s’habitue à voir dans l’autre la bête, s’entraîne à le traiter  en bête, tend objectivement à se transformer lui-même en bête. C’est cette action, ce choc en retour de la colonisation qu’il importait de signaler. p. 21 – Discours sur le colonialisme, Aimé Césaire.

 

Lire dans El Watan. OTAN – Repère : Un monde en recomposition ?

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