L’UMP met de l’ordre dans la maison : condition sine qua non de la reconquête. Lettre des co-présidents.

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Avant de lire cette belle lettre des co-présidents de l’UMP, un détour par l’UDI ne nous fera pas de mal. Quand l’UMP inspire l’UDI, cela donne un tandem insolite : Jego/Jouanno.

Dans le Parisien, on peut lire ceci :

Yves Jégo, candidat à la présidence de l’UDI

Interview. Le président par intérim de l’UDI se présente à la tête du parti centriste pour succéder à Jean-Louis Borloo. Il formera un tandem avec Chantal Jouanno.

Plus loin, l’intéressé justifie son choix par un barrage au règlement des comptes en vue entre les frères ennemis : Lagarde et Morin.  Il prend donc les devants et veut imposer la ligne Borloo qu’il pense représenter lui et Chantal Jouanno. Je n’ai aucune idée là-dessus. Ce qui m’intéresse c’est le commentaire d’un lecteur du Parisien qui dit ceci :

gainsbaroumoi 21/06/2014 – 10h08

Yves Jégo est devenu président par intérim de l’UDI sur l’engagement de ne pas être candidat à la présidence de l’UDI. Comment peut-on faire confiance à un homme qui n’a pas tenu ses engagements et promesses de président intérimaire ? De plus, Yves Jégo et Chantal Jouanno font équipe ensemble pour la candidature à la présidence de l’UDI. Il ne me plus que Jean-François Copé!! Quitte à reclasser les anciens UMP…

Si tel est le cas, que feront les co-présidents par intérim de l’UMP ? Juppé-Raffarin-Fillon ? Mon petit doigt me dit, qu’ayant poussé Copé à la démission, ils ne se présenteront pas à la présidence du mouvement. Ce serait indécent.

Alain Juppé
Jean-Pierre Raffarin
François Fillon
Co-Présidents par interim

Chère Amie, Cher Ami,

Nous avons choisi de nous adresser tout d’abord à vous qui, par votre détermination à défendre les valeurs qui nous fédèrent, appartenez à la grande famille de la Droite et du Centre.

L’UMP doit faire face à une crise extrêmement grave. Sa gestion financière a été affectée par de lourdes anomalies portant sur plusieurs millions d’euros.

Afin de mettre un terme à cette crise, le Bureau Politique du 10 juin a proposé, et approuvé à l’unanimité, la mise en place d’une direction collégiale transitoire du Mouvement et la nomination, sur notre proposition, de Luc Chatel au poste de Secrétaire Général de cette direction transitoire.

Si nous avons accepté de prendre les rênes de notre Mouvement, à la création duquel nous avons tous les trois participé en 2002, c’est avant tout pour vous redonner la fierté d’appartenir à l’UMP.

Dans un contexte politique où le Front national est arrivé en tête des élections européennes et où la défiance à l’égard du Président de la République et du gouvernement socialiste grandit chaque jour, nous avons la responsabilité de parler avec force à tous les Français.

Notre premier objectif est de consacrer toute notre énergie à la préparation du Congrès (en liaison avec la Haute Autorité de l’Union) dont le processus sera lancé dans les prochaines semaines et au cours duquel tous ceux qui auront adhéré avant le 30 juin pourront élire le Président de l’UMP. Cette élection, ainsi que la campagne qui la précédera, devront se dérouler dans des conditions d’équité et de transparence sur lesquelles nous serons intransigeants.

Ce Congrès devra aussi être l’occasion d’une clarification de notre ligne politique, et il permettra en outre à la Haute Autorité de présenter les conditions d’organisation de la primaire ouverte pour la désignation de notre candidat à l’élection présidentielle de 2017, prévue dans nos statuts.

Nous voulons également remettre l’UMP en ordre de marche sur le plan administratif et financier. Après les très graves dysfonctionnements révélés par la presse, et déjà reconnus par l’un de ses auteurs, l’UMP a besoin d’une véritable césure par rapport à la gestion précédente. Une remise à plat des comptes et le renouvellement des principaux décideurs administratifs de l’UMP s’imposent.

Nous avons diligenté un audit, qui sera mené dans les tous prochains jours, et dont les conclusions nous permettront de prendre les mesures indispensables à la survie et au redressement de notre Mouvement.

Ces deux objectifs sont autant d’étapes, vitales, dans la reconstruction de la fierté d’appartenir à notre famille politique et du lien de confiance qui doit nous unir aux Français, comme ce fut le cas par le passé.

Vous pouvez compter, durant cette période, sur notre détermination et notre implication de tous les instants mais aussi sur notre volonté d’apaisement. Nous avons besoin des vôtres.

C’est la condition pour remporter, ensemble, nos prochaines victoires pour le bien du pays.

 EN UN MOT LA PAIX EST DECLAREE. ON L’ACCEPTE VOLONTIERS.

Dans l’actualité du Brésil. Une bonne entrée en matière des Bleus.

Encore une victoire Française avec une pluie de buts qui ont fait sortir Deschamps de sa crispation éternelle. Une bonne entrée en matière des Bleus. Sauf que ce n’est pas encore là qu’on saute de joie. Le Honduras et la Suisse ne sont pas des poids lourds footballistiques. On verra devant les durs du foot l’Allemagne, l’Italie, la Hollande, la Croatie, l’Argentine (mes favoris pour le moment, dans le désordre,  même si l’Italie a des failles, elle reste une équipe réaliste). Je ne sais pas pourquoi, mais l’équipe du Brésil me semble prenable par les Français. Espérons que le meilleur est à venir pour la France.

Les équipes africaines, même repêchées par un goal average favorable, n’iront pas loin. Comme d’habitude. Le constat est dur mais il faut l’admettre : ces équipes sont mal structurées et jouent un foot avec plein de déchets. Au  niveau de la coupe du monde où il faut être au top, cela ne pardonne pas. Comment expliquer que les joueurs Noirs, lorsqu’ils jouent ailleurs que dans les équipes africaines font preuve de rigueur et dans les équipes africaines non ? On retombe par ici dans le rôle de l’éducation, des valeurs non inculquées et du contexte pourri de l’Afrique où les leaders sont les premiers éléments toxiques ; laquelle toxicité contamine les mentalités africaines à tous les niveaux. C’est un vaste sujet que le manque des valeurs, en particulier de discipline, de solidarité et de rigueur des africains. Il n’y a pas de collectif dans ces équipes, mais une collection d’individualités. Du coup, on en est à rêver d’un exploit personnel, comme du temps de Roger Milla (Cameroun) ou de Drogba au faîte de son art (Côte d’Ivoire) voire d’un Adebayor au Togo. Et pourtant, la majorité des joueurs évoluent en Europe voire à l’Etranger.

Bref, cela fait maintenant 6 coupes du monde où le Cameroun participe, mais au lieu de s’améliorer, l’équipe sombre de plus en plus. Pour les autres équipes africaines, c’est pas mieux. Pour ne pas leur porter la poisse, attendons la fin du premier round – avec tous les repêchages – pour en parler, dans le détail, du contexte ultra pollué de l’Afrique et, par conséquent, de la faiblesse récurrente de ses résultats sur la place mondiale.

Sujet du Bac français : comment fédérer les vibrations collectives à l’avenir ?

Enfin, j’ai entendu le hurlement des élèves de première à propos de l’épreuve de Français sur des poèmes. Cela introduit à la question de savoir : que reste-t-il de la poésie ? Bien sûr, l’école, ce n’est ni l’actualité, ni la démocratie. Pourtant, elle doit être vivante, c’est-à-dire fédérer les vibrations collectives. Si jadis, la poésie était ce lieu fédérateur, force est de constater qu’au jour d’aujourd’hui, avec les nouveaux langages crus, la poésie et sa force métaphorique n’entrent plus dans le réseau des connexions et des échanges des langages. Une des raisons aussi de la difficulté d’évangéliser aujourd’hui, en parlant le langage de la Bible.

Une des clés pour en sortir, est de mieux orienter les élèves sur ce qu’on attend exactement d’eux. On attend le raisonnement. Pour cela, il faudrait ouvrir des pistes. Jusqu’ici, la tradition française des sujets consistent un peu à PIEGER les élèves et les sujets que l’on cale sur les élèves les plus forts, d’entrée de jeu. Le sujet arrive sec à commenter, alors qu’il suffirait d’ajouter une phrase disant « en vous inspirant de tel(s) phénomène(s) (bien précis), dites ce que vous pensez de tel objet ou élément de cet extrait ». 200 ou 500 lignes ou écriture libre. Lire quelques réactions dans le Nouvel Observateur.

L’école doit opérer la connexion entre plusieurs temporalités : le passé, le présent et le futur. Si elle se donnait un peu la peine d’y penser souvent, elle serait formidable. Exemple d’une pédagogie en milieu scolaire ici.

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SUJETS DU BAC 2014 : UN ACADÉMISME MORTIFÈRE

 

 

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