Transition énergétique : du nucléaire au nucléaire. Et si l’avenir de la France était fatalement le Nucléaire ?

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Suite de notre billet d’hier. Et si l’avenir énergétique de la France était finalement le Nucléaire ? C’est la question non posée mais courageusement abordée par Mme Royal. Il y a un hiatus entre les promesses de campagne des candidats à la primaire socialiste, tous disant ce que les Verts voulaient entendre et la réalité du pouvoir. Si hier, il fallait dire oui à la transition énergétique progressive, aujourd’hui, il est urgent d’admettre que la ratio est du côté du Nucléaire.

Il se pourrait donc que Mme Royal ait raison. Dans le billet d’hier, l’image de la « connerie » se référait à sa vie privée, telle que perçue par certains citoyens – et non par tous. On peut très bien avoir été « conne », parce que trop amoureuse et en sortir ; l’avoir été en amour tout en étant très efficace dans sa vie professionnelle.

Le professionnalisme de Mme Royal n’est donc pas en cause et ne l’était pas dans le billet d’humour d’hier.

Le fait que le Royaume-Uni ait choisi la France pour construire une centrale nucléaire tout comme l’avenir des voitures hybrides voire électriques et le rail (TGV), valident les choix de Mme Royal. Ce qui était mis en cause, c’est la propension à faire monter les enchères, lors des campagnes, pour trouver la porte de la victoire. Les candidats sont-ils les seuls coupables ? Certainement pas. Invoquera-t-on un jour « une forme de dictature écologique » ? C’est compliqué d’y répondre sans tomber dans une forme de caricature de l’Ecologie qui est quelque chose de sérieux. Raison de plus pour en parler sérieusement, y compris du côté de nos amis les Ecolos.

On parle de la dangerosité des centrales. De là, on incrimine le nucléaire comme choix énergétique. On parle des logements et de l’énergie thermique. On parle de la facture élevée de l’énergie pour les ménages. On parle de l’isolation, mais quid de l’industrie ? Et quid de l’éclairage des villes ? Le gaz ? Le fuel ? Et l’hôpital et les bureaux ? Et le métro et le rail ?

La question est celle-ci : s’il faut changer du tout au tout, la France est-elle prête à engager les travaux d’Hercule nécessaires et la recherche qui vont avec pour ce grand basculement? Avec quel argent? Est-ce le moment de se lancer dans cette grande aventure?  Faut-il aborder la question par un Grand Soir ou étaler l’effort sur 50 ans voire plus ? Est-ce même réalisable ? Le jeu en vaut-il la chandelle ? Y a-t-il un effet de mode ? Est-il raisonnable de parler de dénucléarisation totale de l’énergie aujourd’hui comme demain ?

Pour le moment, ce qui est sûr c’est qu’il y a plus de questions que de réponses.

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