Que Usain Bolt « court plus vite que l’éclair ». Mais de grâce qu’il laisse « l’inné et l’acquis » aux penseurs.

Share Button

Hier, commentant les succès porno-musicaux qui nous viennent d’Amérique, comme valeurs artistiques suprêmes, puisqu’étant interprétés par un(e) artiste au sommet de la chaîne musicale – en argent comptant -, j’écrivais à bon escient que  :  La conscience esclavagiste résonne encore en Amérique et au sein des peuples Noirs, où qu’ils soient, mais sous des formes inattendues.

Aujourd’hui, la Newsletter de l’Obs propose un texte qui fait écho, à sa manière, à cela. Usain Bolt et le « gène de l’esclave ». L’histoire dit qu’un athlète Noir avait promis en 2012 que l’athlétisme allait être dominé par les Noirs, car ils avaient hérité d’un « gêne de l’esclavage ». Vous lirez l’article. La conclusion dit ceci :

Aux rêveries génétiques, Usain Bolt substitue l’esprit d’imitation et d’émulation, la glorieuse certitude de l’entraînement. Loin d’être esclave de ses gènes, il démontre tranquillement que «le gène de l’esclave» serait un concept usurpé.On savait que le sprinter courait moins vite que l’autruche et l’antilope. On découvre qu’il court plus vite que les préjugés les plus véloces, plus fort que tous les stéréotypes anabolisants.

Franchement, je laisse à l’auteur sa liberté de penser. Sauf que, s’agissant des sujets délicats et profonds qui nous concernent tous, il y a des choses que je peux pas laisser tomber aux oreilles de la jeunesse du Monde qui va prendre la relève et des Blacks. Non. Désolée. L’analyse est fausse de part en part.

Fausse, car il n’y a pas de gène/gêne de l’esclavage, mais une Mémoire Ineffaçable, quoi qu’on dise ou fasse. Et personne n’y peut rien. C’est comme Jésus, le fils de Dieu – et les Pharaons qui étaient Noirs. C’est un fait immuable et incontestable.

Dire que les athlètes courent plus vite, en raison de la condition physique de leurs grands parents esclaves confrontés à la dure réalité de leurs conditions de survie est faux.

Maintenant, dire que la performance des athlètes Noirs dépend de l’unique esprit d’imitation et d’émulation, et donc uniquement de l’acquis est tout aussi faux. C’est comme si on reniait l’inné et d’un et le don, et de deux. C’est comme si on devenait un chanteur, en apprenant le chant et le solfège dans les écoles uniquement. Faux. Il faut d’abord avoir une belle voix (un don) et c’est seulement après, qu’on va faire des cours de chant.

Apprendre à jouer d’un instrument est différent de chanter. Le solfège et la pratique peuvent suffire. Et pourtant, on sait qu’entre deux violonnistes, le vibrato n’est pas pareil. Une légende dit également qu’un chanteur d’opéra célèbre chantait sans connaître le solfège et il chantait fort et juste : Luciano Pavarotti.

Mieux encore, récemment, sur Arte, une émission sur la voix a disséqué les cordes vocales d’Angélique Kidjo et montré avec puissance, force et conviction d’intelligence quasi scientifique comment les cordes vocales de la chanteuse parlaient un langage venu des profondeurs : une glossolalie et un glossaire qui disent le chant du grio, de la forêt, de l’environnement sonore dans lequel baignaient les ancêtres. On a donc des sons venus d’Ailleurs : un Ailleurs préconscient. C’est pourquoi la voix des Noirs est si spécifique de celle des Blancs. C’est pourquoi Angélique Kidjo dit que les chanteurs Noirs ne vont à aucun cours de chant. Ils commencent à chanter comme cela, tout seuls, avec des impro, des imitations et se retrouvent dans les studios. Et ça roule.

Lorsqu’on voit de telles émissions, on en ressort heureux et plus intelligent. Heureux de voir que tout le champ du dicible n’est pas compris dans l’ici et le maintenant. De voir que le présent contient déjà le passé et l’avenir et  que, ce n’est pas parce que certains parmi nous, sont incapables de sortir de l’emprise du tout présent que ces choses-là n’existent pas. Simplement, elles nous dépassent.

On  en revient donc au sport.

Il y a de l’inné et de la génétique. Génétiquement, les Noirs sont plus calibrés pour les sports « de muscles ». En contrepartie, les Blancs excellent dans les sports nautiques et aquatiques par exemple où là ils sont aussi équipés. Les Noirs sont plus lourds que les Blancs. L’athlétisme, le basket sont des sports pour eux. Après, c’est vrai qu’il faut s’entraîner. Evidemment. Sachant qu’on court tous, mais à la fin il y aura toujours un premier, un second, un troisième. Encore faut-il avoir le même outillage et équipement au départ.

Puis, on sait aussi qu’il y a le dopage.

Dire que tout réside dans l’entraînement, c’est renier l’inné au profit de l’acquis, une telle thèse fait de nous des robots.

Qu’Usain Bolt court, plus vite que l’éclair s’il veut, mais qu’il laisse la philosophie et la psychologie de côté, il va s’embrouiller dans le mimétisme. Ce sont des concepts qui le dépassent. Je comprends qu’il faille dire ce qui plaît aux Editeurs et aux Nègres qui ont écrit le bouquin pour passer la barrière de l’Edition. Aujourd’hui, on atteint une confusion extrême et insupportable : les sportifs deviennent des philosophes, des politiques, des grands conseillers, des experts, tout comme les musiciens deviennent des artistes (de n’importe quelle merde) tout simplement parce qu’il sont devenus millionnaires, en partant du Néant.

La réputation du compte en banque fait de n’importe quel illettré et chanceux – un Justin Bieber pris en charge par un certain Usher voulant échapper à son/sa « gène/gêne d’esclave » ? – un Président, une Ambassadrice des Nations Unies, un Ambassadeur itinérant de tout et de rien des Institutions Internationales, c’est la science, l’intellect et le Noble qui se couchent sous le fric y compris des anabolisants et des prostituées de tous poils, prêts à tout pour plaire à une pensée unique libidineuse et mercantile.

Non, on ne nous la refera plus le coup des anciens footballeurs et musiciens qui deviennent présidents des Républiques, montés de toutes pièces, par l’argent roi et ses officines publiques que je ne vais pas nommer cette fois-ci. Je sais bien que Beyonce et son Jazy ont organisé un événement pour récolter des fonds à NY pour la campagne d’Obama. Moyennant quoi, elle a eu l’honneur d’être choisie pour interpréter l’hymne national le jour de la prise de fonctions d’Obama 2012.  On sait le fiasco que cela a été : un abominable play-back qui montre à quel point les choses et les symboles ne sont plus respectés et ont perdu de leur autorité. On ne lip synch pas l’hymne national. C’est un sacrilège. Pire, lorsqu’on n’est pas à l’abri d’une panne vocale, alors, il convient déjà de respecter l’hymne national dans sa forme originale. Cela évite des prises de risques insensées pour faire monter les enchères en bourse, épater la galerie et, au dernier moment, faire faux bond en récoltant tous les dividendes. Un véritable poker menteur. Un grand bide et un foirage complets. Si chacun faisait déjà ce qu’il sait faire le mieux, ce serait bien.

Fric, politique, sport, cela devient énervant. Ainsi, ne  va-t-on pas à Sotchi pour des questions politiques et Obama envoie une gay-travelo dans la délégation pour soutenir la cause gay. Il faut savoir, le président est-il un militant de la cause homo ? Pathétique. On y va ou on n’y va pas. Les coups en dessous de la ceinture sont des coups lâches. Il ne faut pas avancer masqué ou sous couvert de. A  propos de savoir-vivre, on ne va pas mettre les gens mal à l’aise chez eux en leur imposant des merdes de surcroît, comme des petits Dictateurs parfaitement interprétés par Charlie Chaplin. C’est en dessous de tout. Le deuxième mandat d’Obama commence à sentir le roussi, à mi-mandat. Le geste de bienveillance des Républicains qui viennent de voter le prochain budget de l’Amérique pour l’année prochaine et qui jouent bien là leur prochaine victoire pour conserver la House ne trompe pas.

Comme cela ne suffisait pas, on apprend qu’un ex lieutenant de l’administration Obama, Tim Geithner, l’ex Ministre des Finances a atterri au coeur de la Finance Américaine,  le Temple de Wall Street où il va officier désormais. Le même qui était chargé de soutenir les banques de Wall Street et les entreprises y côtées labélisées « too-big-to-fail », lorsqu’il était en poste. Lire la moquerie ici.

Obama, c’est l’homme qui avait déclaré qu’il ne fallait surtout pas boycotter Sotchi, afin de ne pas mélanger politique et sport. Et que fait-il, après avoir mordu la poussière Ukrainienne ? De la provocation. Comment croire à ce type de leader ? Ne soyons pas surpris qu’un jour, on nous annonce que Snowden est amnistié, contre restitution des documents volés qui, ne soyons pas dupes, ne le seront jamais au complet. De reniement en reniement, le politique ne fait plus rêver. Il fait fuir tout le monde.

Snowden doit-il être amnistié ? Ce n’est plus mon problème, puisque tout finit tellement par se mélanger : les présidents voyous et les citoyens espions plus les journaux complices de scoops et les ex ministres qui deviennent Administrateurs des sociétés qu’ils étaient chargés de réguler, qu’on ne sait plus qui a tort ou raison.

Au point où on en est, Snowden n’a qu’à rentrer à la Maison LIBRE et qu’on arrête toute cette comédie. Après tout, Poutine a lancé le mouvement aujourd’hui en amnistiant les Pussy Riots et un autre groupe. Donc, chiche, que Obama fasse donc preuve d’une Grandeur similaire à celle de Poutine. Il a ma bénédiction, s’il le fait.

 

 

SPORT, FRIC ET POLITIQUE, CAUSE GAY  : DU PAREIL AU MEME

C’est ce système sans tête ni queue qu’il fallait absolument que l’Ukraine évite. Et je suis heureuse de leur choix. Je les félicite. La robotisation du monde où tout est égal à tout, où tout le monde doit être conditionné aux mêmes réflexes et obéir aux mêmes Rois Ploutocrates et Ploucs, non merci !

La conscience et la mémoire esclavagiste ont imprégné l’environnement pour l’éternité. Il s’agit d’en être conscient et d’éviter le négationnisme. Kunta Kinté, Soweto, Bob Marley et son cri  Africa Unite, Aimé Césaire, Birago Diop, la Négritude, la Tigritude (Wole Soyinka), sont des sons,  des cris, des danses, des transes, des leçons, des tams-tams, des  onomatopées qui ne passeront jamais. Ils continueront d’être scandés.  Ils nous imprègnent. Je dois dire ici et j’en termine momentanément avec cela que j’ai été attristée de ce que Myriam Makeba n’ait pas été célébrée avec la Mort de Mandela, elle qui a payé un lourd tribut, égal à celui de Mandela, elle qui a chanté, pleuré  Soweto, l’Afrique du Sud partout dans le Monde durant des décennies, interdite de séjour dans son pays par les Africaners usurpateurs de terres et de pouvoir, Myriam Makeba, une voix qui parle/dénonce et pourchasse l’Apartheid. Pour l’éternité. Et Obama a dit que Mandela était unique. Obama est Historien pourtant. Mais, c’est comme Bolt, la mémoire trouée. 

+++++++++++++++++++++++++

Ecoutez Myriam Makeba dire. Ce n’est pas un son, c’est ma langue. Ecoutez Myriam Makeba expliquer la langue chantée. C’est magique. The click son. (ci-contre) En fait, même le nom est une langue, une poésie, une musique, une histoire qui vient de loin, très loin et dont la mémoire se transmet par le chant et le son.

ECOUTEZ LE LION EST MORT CE SOIR ET SENTEZ ET TOUCHEZ L’AMBIANCE DANS LA BROUSSE AFRICAINE. SENTEZ LA VIBRER ET TOURNOYER C’EST MAGIQUE.

Voir aussi la vidéo ou comment le génie se transmet par la danse et le chant. Le Génie pas le Gène. Le Génie d’une âme. (video 2)

Ecoutez Angélique Kidjo ici. Agolo, un chant passe-muraille. Ca nous change des plays-back universels.

Soweto Gospel Choir. Respirez, soufflez. Marchez. Puis, à l’accélération, courez.

Il n’y a pas un gêne de l’esclavage, mais une conscience, une mémoire, un langage, une vibration. Rien  à voir avec le sport où là, la génétique universelle peut aussi dire des choses. Evidemment, je ne parle pas de musculation en salle, façon body building, terminator, abdos etc…

 Myriam Makeba, Mama Africa. Combattante de l’Apartheid par le chant.

 

 

 AN AMAZING GRACE FOR CHRISTMAS – HAPPY CHRISTMAS TO ALL OF YOU

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*