Qui a envoyé « l’Instit » Belkacem au casse pipe face à Copé ? Royal sort de ce corps !

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Erreur monumentale de la cellule de communication de l’Elysée. Une de plus. On commence à avoir l’habitude.

Porte parole du gouvernement, vous avez fait de votre mieux. C’est-à-dire reprendre la parole du gouvernement. Ce qui n’apportait rien de nouveau au débat. Donc, frustrant. Lorsqu’à la fin de l’émission, David Pujadas lance « Vive la Politique », on a envie de lui dire « oui, mais il n’y a pas que les politiques pour parler de politique ». La preuve, le meilleur moment de l’émission a été l’intervention de Isabelle, chômeuse, mère et vivant à Mulhouse, trimbalée entre Pôle emploi, la Caf et le Conseil Général. Je connais ce chemin par coeur. On le commentera ailleurs. 

Ici, c’est la perplexité laissée par le débat Belkacem/Copé qui nous intéresse. Belkacem à qui revenait le « beau rôle » de porte parole du gouvernement, invitée pour donner la répartie, du haut de la titrologie gouvernementale « Ministre de… porte parole » s’est laissée enfermer dans son beau rôle qui lui donnait des accents de  Mme Royale. Les Africains auraient dit « Royal sort de ce corps » tant la mimique était ressemblante : suffisance, arrogance, débit de parole lent, illimité et style institutrice d’école. Seule variante mais qui rappelait terriblement Hollande Avant l’Elysée, les « poncifs » – mot de Copé –  un contenu trop attendu et entendu par ailleurs. Aucune surprise.

Exemple : critiquer l’UMP au pouvoir pour rappeler un mauvais bilan et lui opposer un  « voici ce que nous faisons de plus ».

Exemple : vous ne vous êtes jamais demandé pourquoi les Français vous avaient sanctionnés ?

Réponse lapidaire de Copé : Les Français pensaient que vous raseriez gratis.

Exemple encore.Vous avez remplacé le beau mot de « solidarité » par « assistanat ».

Exemple toujours. Vous n’avez pas voulu choisir entre le FN et le PS. Pour Nous le choix est simple : c’est celui entre La République (le PS) et le chaos.

Suscitant un autre cinglant revers « vous n’allez pas venir me donner des leçons de République ».

Bref, Mme Belkacem dit que le gouvernement a tout bon. Sauf que dans l’émission même, le témoignage d’Isabelle est là cinglant pour tout remettre en cause, et la politique d’emploi (Isabelle n’en trouve pas et cherche depuis 10 ans), et la politique familiale (familles monoparentales mal aidées et aides sociales chantage), avenir des générations futures compromis (qui contredit les emplois d’avenir et consorts) adultes en perte de dignité et d’autorité devant les enfants qui se demandent toujours « mais maman, quand  cela ira-t-il mieux » ? 470 euros/mois. On survit y compris en Normalie qui se targue d’avoir  augmenté l’allocation de rentrée scolaire, l’allocation de soutien familial, et multiplié les emplois d’avenir comme des petits pains.

Que la porte parole du gouvernement vienne, après le témoignage d’Isabelle, se congratuler sur l’action gouvernementale, avec un pointage sondage de moins de 30 % de Français satisfaits de l’action du président depuis  qu’il est arrivé aux ordres, le 6 Mai 2012, est consternant. Mais ce n’est pas la faute de la porte parole, qui est jeune – c’est Normal -, c’est l’exercice dans lequel elle s’est engagée qui est désuet et vieillot. Notre jeune première, bien fraîche parlait comme Royale, riait  superbement avec mépris et développait des thèmes certes intéressants, mais sans accroches avec le réel.

Exemple : les impôts sont là pour aider à la générosité. Et…

Exemple : Il vaut mieux quelques emplois d’avenir que rien. Mais encore…

Exemple : le faux débat sur les rythmes scolaires.

Mais, admettons, si tout cela est bon, pourquoi un tel désamour ? s’est étonné J.F. Copé. Conclusion : vous avez fait de votre mieux.

Quant à JFC, il a été meilleur à ce moment-là et à la fin de l’émission, notamment face aux foudres de FOG qui ont été contenues avec beaucoup de sang froid. Un peu moins face à Isabelle. Et pour cause, Isabelle c’est l’autre voix de la vraie rupture avec le discours ennuyeux des politiques qui ne semble jamais sortir des conventions, oserais-je dire des sentiers battus ? Probablement.

Exemple : le mot « assistanat » que l’UMP affectionne, pour son grand malheur.

Exemple : le discours moralisateur des droits et des devoirs, rappelés à satiété. Inutilement, car les citoyens en âge de voter sont des adultes, pas des enfants…

Exemple : toutes les solutions ne sont pas techniques. Moins de technicité et plus d’humanisme serait le bienvenu. S’opposer à l’aide médicale est un anti-humanisme et est contraire au Droit International et aux droits de l’homme.

Sur ce registre, fonder la légitimité de la hausse des impôts sur  une redistribution éventuelle traduite en augmentation des allocations, c’est détourner l’idéologie de Gauche pour la mettre au service du clientélisme.

Pour en revenir au titre de l’article, la communication Elyséenne ou gouvernementale s’est trompée du tout au tout. L’interlocuteur de JFC n’est pas la porte parole du gouvernement, mais  Harlem Désir, le patron du PS.

Pourquoi Harlem n’était pas là ? Encore une bourde de com. On refait du spectacle là où il faudrait du sérieux.

On ne change pas des méthodes perdantes. Là dessus, le Peuple de France est plus que servi avec ce gouvernement.

PS/FN. Nous nous sommes tant aimés. 1981-2012.

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