Guerre en Lybie : echec et mat.

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 Qui a dit que la guerre en Lybie était un succès ?

Voici un article du journal El Watan.

La Libye dans la spirale des attentats : trois officiers assassinés à Benghazi

La Libye est entrée dans un cycle infernal de violence. La ville de Benghazi, berceau de la «révolution» inachevée, détient la palme des attentas Les personnes ciblées dans les attentas d’hier font partie des services de sécurité.

La situation sécuritaire va de mal en pis en Libye. Les attaques terroristes se suivent et se ressemblent, ciblant personnalités civiles et militaires, édifices publics et représentations diplomatiques étrangères. Et dans ce cycle infernal de violence, la ville de Benghazi, berceau de la «révolution» inachevée, détient la palme des attentats. Au moins trois officiers de l’armée et de la police y ont été tués, hier, dans des attaques séparées. «Le lieutenant-colonel de l’armée de l’air Ali Al Daghani a été tué dans l’explosion d’un engin placé dans sa voiture près d’un marché à Benghazi», a confirmé un porte-parole des services de sécurité, le colonel Abdallah Al Zayedi, à l’AFP. «A quelques mètres de là, un officier de police, Nejib Bel Hacen Al Zwei, est mort dans l’explosion de sa voiture causée par une bombe artisanale», a-t-il ajouté. «Le troisième officier, le colonel Abdelkader Al Maadani, a été tué de sept balles tirées par des inconnus devant son domicile», a-t-il ajouté. Trois officiers ont été ainsi liquidés de différentes manières et les autorités de transition n’y ont vu que du feu…

Il faut dire que Benghazi, qui a été le bastion de la révolte de 2011, est régulièrement secouée par une série d’assassinats visant des dizaines d’officiers de l’armée et de la police ayant servi sous le régime déchu de Mouammar El Gueddafi. C’est à une véritable vendetta à laquelle on assiste en Libye. D’anciens gueddafistes commettent des attentats contre les ex-animateurs du CNT et des membres des rebelles. De leur côté, les familles des victimes du régime d’El Gueddafi se sont, elles aussi, acharnées sur les anciens lieutenants du guide qui ont pu, un temps, sauver leur tête. Du coup, nombre de milices puissamment armées se sont créées et font régner la terreur aux quatre coins du pays.

Les nouvelles autorités, à leur tête le président du Conseil et le chef du gouvernement, peinent à imposer leur autorité. La Libye est ainsi devenue un far west, où l’insécurité est maîtresse des lieux. Facteur aggravant, l’immense superficie de la Libye, qui frise les deux millions de kilomètres carrés, permet à des bandes armées et autres groupes terroristes de se mouvoir sans risque de se faire prendre.

De guerre lasse, les autorités ont avoué être incapables de récupérer les arsenaux aux mains des milices et encore moins d’assurer la sécurité des populations. Et en brandissant le drapeau blanc, les autorités libyennes sont allées loin en décidant tout simplement de sous-traiter la surveillance des frontières aux sociétés privées de sécurité occidentales et à certaines armées de pays voisins, comme le Tchad et le Niger.
Le ministre de la Défense libyen, Abdallah Al Thani, va d’ailleurs se rendre à Washington, où il sera reçu par son homologue du Pentagone, Chuck Hagel. Les deux hommes vont formaliser les termes d’une assistance militaire et logistique de l’armée américaine à son homologue libyenne.

Les Etats-Unis, qui ont déjà perdu leur ambassadeur assassiné à Benghazi, ont ainsi l’occasion de s’installer durablement dans ce pays riche en gaz et en pétrole. Aussi, des compagnies de sécurité américaines vont pouvoir se «sucrer» dans ce marché juteux qui s’offre à elles en Libye. Pour Tripoli, la mise sur pied d’une armée et d’une police est à ce prix.

 

Source. El Watan.

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