Cofidis. Crédit revolving, crédit revolver. Le racket des Huissiers.

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Tiens voici un sujet sur lequel le gouvernement n’a jamais rien dit ni vu. Au moment où il supprime la fermeture de l’accès au Net prévue dans la loi Hadopi – à juste titre ; c’était excessif – ; mais on me souffle que cette règle n’a jamais été appliquée et donc que le gouvernement enfonce les portes ouvertes – mais ça va mieux en le disant -, on est surpris du silence gouvernemental sur l’une des choses qui minent le Pouvoir d’Achat et accroît l’endettement des ménages à savoir le crédit revolver dit de consommation qui existe toujours dans sa forme racketeuse alimentant toujours plus et les dossiers de surendettement et les fonds des Huissiers et une Justice du racket qui accorde les commandements de payer aux fins de saisie-vente qui dépossèdent encore plus les demandeurs de ces crédits. C’est un fait, ce sont les gagne-peu qui sollicitent ces crédits ; les fonctionnaires ont le crédit municipal et le crédit ouvert à vie, Contrat de travail à vie oblige. Les classes moyennes et riches ont également crédit ouvert, puisque propriétaires.

Quid des classes d’en bas ? Rien. Elles servent de sang à boire aux banques qui possèdent des succursales (organismes de crédit) et qui saignent les plus faibles avec des taux d’intérêts confiscatoires quasi mafieux et tous les gouvernements et la classe politique sont muets là-dessus.

Les Huissiers sont aptes et courent ici. Pendant ce temps-là, ils sont incapables d’aider au recouvrement des pensions alimentaires. On a entendu des éloges sur une Mme Belkacem qui avait trop bien travaillé. La preuve, impossible de mettre l’agence de recouvrement annoncée en pratique. Il faut une réforme de la Justice en profondeur dans ce pays et revoir la place des Huissiers : ces professions verrouillées et protégées. Le FMI en a parlé et l’a demandé. Mais tout le monde dort. Pendant ce temps-là le racket continue. Suivre le lien ici : FMI : ETAT DE LA FRANCE

Il me revient ici que Jean Louis Borloo a demandé un effacement de la dette des ménages fragiles. Le crédit revolving qu’on paie 10 fois son montant de départ et malgré tout, ça ne finit jamais doit être interdit, en complément de l’application de la mesure Borloo. Stop au racket. Au fait, c’était quoi la réforme bancaire ? La simple division des banques de crédit d’avec celles d’investissements ? Quid du racket du crédit revolving ? Et comment compenser les clients qui se sont fait piéger de ce côté-là, victimes du double aiguillon bancaire : aux riches, les crédits classiques avec des taux d’intérêts raisonnables. Aux pauvres, le crédit revolving, le crédit qui tue car il a saigné les bénéficiaires qui ne savaient pas qu’ils n’étaient que du sang à sucer pour les vampires bancaires.

En Egypte, Amr Moussa, ex Ministre des Affaires Etrangères, une des têtes pensantes de la politique Egyptienne vient de dire – dans une Interview chez SkyNews – que « ce qui s’est passé en Egypte n’est pas un coup, mais une Révolution : un peuple fatigué d’un gouvernement inefficace, inepte et figé dans l’immobilisme ».  Il répondait ainsi à la question de la légitimité de la démocratie qui rend tout pouvoir intouchable pour la période prévue par la Constitution. « Le choix du Peuple doit toujours l’emporter sur toutes les autres considérations », a-t-il dit. Les dirigeants ne peuvent pas se contenter d’avoir été élus. Il faut remplir l’autre partie du contrat : on est élu pour travailler et non pour faire semblant ou, pire, pour se reposer sur ses lauriers, en comptant sur le délai fixé par la Démocratie. C’est de la triche pure. J’ose croire que la France ne triche pas. Et pourtant, que ce soit la triche ou l’incapacité, cela revient au même.

Crédit revolving, on l’interdit ou pas ? Quid de ses effets antérieurs sur l’endettement des ménages ? Quid de l’ouverture du crédit pour ceux à qui les banques refusent les crédits classiques ? Quand réglemente-t-on les professions des rentiers auxiliaires de Justice, Huissiers et Notaires ? Quid de la Justice en ce domaine ? Un an et  même des actions immédiates et simples comme celles-ci ne sont pas possibles. Pendant ce temps-là, le racket continue. Et le crédit continue de tuer ceux qui ont les revenus les plus bas. Vous avez dit gouvernement socialiste ? Après cela étonnons-nous de la hausse de l’insécurité, des trafics en tous genres et du travail au Noir. Le prix à payer de la surprotection de la France d’en Haut ne doit pas être un revolver pointé en permanence sur la tempe de celle d’en Bas. C’est sinistre et anxiogène.

La France étouffe.

Je me souviens de cette phrase : “Le PIB mesure tout, à l’exception de ce qui fait la valeur et la saveur de la vie” (David Cameron) – Le PIB peut-il mesurer la tranquillité publique ? et la confiance des citoyens en leur gouvernement ?

 

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