Immigration. « Clandestin, un Destin. Le Marché Noir des adoptions ». Livre chez Amazon.

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Salut Harlem ! L’ancien Pote.

Salut à toi Ami, Lecteur ! Où que tu sois.

On avait rendez-vous Jeudi dernier. Les aléas ont fait que ce rendez-vous a finalement lieu aujourd’hui, Dimanche. Voici pourquoi.

D’abord, il n’a échappé à personne que Jeudi dernier, l’actualité était un tantinet bousculée : Obama en Afrique où Nelson Mandela fait ses adieux progressifs et la réunion des Dirigeants à Bruxelles plus les conclusions de la cour des comptes sur l’évolution du déficit de l’Etat en 2013 auxquelles s’ajoutait la décision, la veille, de la Cour Suprême des Etats-Unis légalisant en quelque sorte le mariage gay en Californie – où il y avait conflit – et, probablement pour tous les autres Etats, dès lors que les individus de la communauté gay qui voudront se marier pourront brandir cet arrêt pour casser toute opposition à leur mariage dans un Etat.  Loi fédérale contre loi locale, voilà qui annonce des tensions futures. Puis, l’Amérique elle-même a entamé le vote du texte Obama sur la réforme de l’immigration. Le Sénat a donné son feu vert. Les Républicains promettent une résistance à la  House et de vendre chère leur peau.

Cela fait partie des contraintes extérieures qui s’imposent au projet. Il était donc judicieux de déplacer la publication de ce texte sur l’immigration que je vous propose en suivant le lien ici.

Mais, il y avait également des contraintes inhérentes à l’écriture. Vous vous souvenez de mon hostilité à retoucher les textes déjà écrits. Ici, j’ai fait une entorse, car la première mouture du texte date de 2009. Je ne l’avais pas relue depuis. En y replongeant, je me suis rendue compte d’une chose que j’avais oubliée, à savoir que je l’avais présentée comme une proposition à finaliser avec un Editeur éventuel. Ce qui supposait qu’il y aurait des coupes : ce qu’on prendrait et ce qu’on laisserait de côté. Il a donc fallu que je coupe et fasse des choix. A chaque fois qu’on retouche un texte, ce n’est pas du copier-coller ou du raccord intelligent et esthétique, c’est une autre respiration qui s’impose et cela nécessite de trouver un autre rythme et une autre source à laquelle on va chercher la respiration. En langage sémiologique, on parle d’angle de pertinence. C’est lui qui assure la base du texte, son harmonie, comme un fil conducteur d’énergie.

Si, dans la mouture initiale, la question de l’identité nationale était prégnante dans le contexte franco-français, au point de privilégier « le marché noir de la nationalité française » – c’était le titre initial, aujourd’hui, ce qui s’est imposé à l’écriture de ce texte est « la légalité et la légitimité de l’immigration en France » et cela passe pour beaucoup par le marché noir des adoptions que je qualifie d’Adoption de la Honte.

Au cours de la rédaction, il m’était impossible d’éviter de parler de la place d’Internet dans cet Eco-Système Géant.

J’ai conservé la trame en formes de récit des tranches de vie afin que chacun saisisse les méandres et les circonvolutions de ces parcours alambiqués et tellement tortueux qu’on se demande comment psychologiquement les individus s’en sortent sans devenir Fous ou Folles.

Dernière contrainte, comment parler de l’immigration dans un contexte où celle-ci est mise en index, comme agents d’insécurité et comme agents profiteurs du système d’assistance sociale en France ? L’assistanat dont se gargarisent les politiciens en mal de projet d’envergure, loin de culpabiliser les immigrés, ajoute à leur détermination, car c’est un Mot méprisant, agressif et dégradant. N’est-ce pas ajouter à leur stigmatisation ? Au moment où on dit qu’ils sont trop nombreux et que la crise aidant, il faut en éloigner certains. La question est : sur quelle base ? En réalité, lorsqu’on observe de près les parcours des immigrés, majoritairement « clandestins » au départ, deux choses frappent :

– la première est que des quartiers, des familles entières, des villages se sont reconstitués en France et en Occident au point qu’aux Etats-Unis, vous avez même des associations de tel ou tel village voire communauté africaine.

– l’autre question problématique est que l’effet de loterie dans l’acquisition des droits au séjour est tel que  dans la catégorie des clandestins, demandeurs d’asile pour la plupart et/ou auteurs de fausses reconnaissances, tout le monde mérite d’être régularisé, car ceux qui possèdent un titre ont triché plus que ceux qui n’en ont pas un. C’est fort, très fort. La politique de l’immigration piégée par son cadre « légaliste » déchiré en morceaux par les clandestins, Maîtres en la matière.

La faute à qui ? A l’ensemble du système qui est mal organisé et mal conçu. Et ce défaut de conceptualisation n’est pas propre à l’immigration. Prenons deux exemples dans l’actualité, trois même : le terme galvaudé d’assistanat, les récentes conclusions de la cour des comptes et la discrimination positive.

Evoquant l’assistanat, on fait comme si ceci était une faveur que le législateur accordait aux plus démunis. Je n’ai d’ailleurs pas abordé le problème dans le livre, car il est évident que beaucoup de personnes qui reçoivent de l’aide sociale trichent avec celle-ci – manque de contrôles – et c’est cela le problème et non les allocations en tant que telles. L’aide sociale participe de l’équilibre du Système dans son ensemble ; d’abord parce que aucune société ne peut laisser les siens mourir de faim, alors qu’elle a les moyens de les nourrir. Ensuite, les délaissés auront vite fait de transformer leur condition en facteur d’instabilité qui détruira toute la société.  Nourrir ou « assister » les pauvres, c’est la meilleure assurance-vie pour les Riches. Il faut faire tomber les hypocrisies et les discours farfelus. D’autre part, une société qui laisserait crever de faim certains de ses membres n’est en rien différente d’une société cannibale : c’est une forme de cannibalisme que de laisser les gens croupir dans la misère. Quand on parle de l’assistanat, il faut éviter de descendre dans les catacombes (et non hécatombes comme initialement mentionné) ou d’en créer et il faut toujours se souvenir que l’aide sociale est un droit, et non une faveur des parlementaires – cette Noblesse d’Etat – aux gueux.

Sur ce même registre, la cour des comptes a conseillé de ne plus indexer l’évolution des minimas sociaux sur l’inflation ; comprendre au coût de la vie. Que devient le pouvoir d’achat ? Bien évidemment, je m’y oppose fermement et je hurle cela, si vous pouvez l’entendre. C’est proprement inadmissible, ce type de discours. De quel droit, la cour des comptes se permet-elle d’appauvrir les personnes, au nom de l’équilibre des comptes dont on connaît l’origine viciée. Vous avez remarqué que depuis le début de la crise, les riches ne sont pas prêts à faire un effort – sauf fiscal – et encore il reste flou, tant les niches annulent ledit effort ; les SCI faisant le reste. La loi de l’omerta sur les comptes en Suisse faisant foi, quand ce n’est pas la guerre larvée, pour camoufler son pactole menée par les parlementaires, contre la loi sur la transparence. Vous avez dit Moralisation de la vie publique ? Petits bras, certainement.

Les fonctionnaires et les bénéficiaires des minimas sociaux ne peuvent pas être la variable d’ajustement d’un système avarié et pourri de l’intérieur. Les raisons de ce pourrissement gestionnaire, on les connaît. Des pistes sont indiquées ici.

 

LA QUESTION EST COMMENT ETRE EXEMPLAIRE LORSQU’ON EST SOI-MEME EN PORTE-A-FAUX AVEC CET EXEMPLARITE ?

Sur la discrimination positive, j’ai entendu un directeur d’école, au cours d’un reportage sur la 2 (journal de David Pujadas) à propos du rôle de l’origine sociale dans les écoles de journalisme (50% enfants de cadres et 10% enfants d’ouvriers). Il se vantait d’avoir mis en place des classes prépa à l’intention des enfants des classes défavorisées. Jusque là tout va bien. Il a tout foutu par terre en disant qu’il ne fallait pas de discrimination positive (DP), mais du mérite. Le genre même de propos qui sèment la confusion dans le débat et dans les esprits, car il n’y a aucune opposition entre les deux : elles sont complémentaires. La DP va avec le mérite. Il ne viendrait  à personne l’idée qu’un illettré puisse bénéficier d’une position de cadre, tout simplement parce qu’il fait partie des minorités visibles. Qu’un enseignant plonge dans de tels propos dogmatiques est désespérant.

C’est ainsi que plusieurs débats sont dilués dans le tout liquéfiant : aux Etats-Unis, la Cour Suprême soutient le mariage gay au nom de l’égalité. Laquelle égalité peut exister par un autre dispositif, si tenté que ce soit cela l’enjeu. Mieux, le mariage gay n’a rien à voir avec l’égalité, comme on le prétend partout où il s’applique. D’abord, il ne peut pas avoir d’égalité entre ces deux mariages (celui des hétéros et celui des gays), de par la nature des êtres unis. Le mariage n’existe que par l’opposition des genres qui le contractent. Dès lors que la catégorie du genre n’est plus pertinente, le mariage devient une caricature. La chose ne se situe pas au niveau des droits et de l’égalité citoyenne, elle est en amont du Droit. Se saisir d’une chose qui figure avant le Droit pour la contraindre est un vernissage. C’est comme le sentiment d’un trop plein d’étrangers qu’aucune loi ne peut effacer. Ce trop plein induit des comportements de rejet et de renforcement du racisme et de ségrégation qu’aucune loi ne peut vaincre. Il y a la loi et il y a sa perception : lorsque les deux sont opposées, la loi ne peut pas être exemplaire. Elle est clairement en défaut. C’est alors que le Référendum prend sa valeur Suprême : sa valeur démocratique ; celle-là même qui se situe au-dessus du Droit Canon. Exceptionnellement, il est arrivé que le Législateur ait raison avant le Peuple. C’est arrivé. Sauf qu’une fois qu’on a dit cela, on doit s’empresser d’ajouter qu’en ces temps-là, le législateur était moins corrompu – sinon pas du tout – que notre législateur actuel, sous influence des Lobbys jusqu’au cou. Et il n’était ni carriériste, ni professionnel de la politique.

Idem lorsque l’Amérique a rejeté les contrôles étendus sur les acheteurs d’armes, qui avaient pour objectif d’éviter que les armes tombent dans les mains des personnes au passé violent et dans celles des déséquilibrés, on a invoqué les libertés et le second amendement qui les protègent. Au risque de laisser un déséquilibré posséder une arme. Au nom de quelle liberté ? La sienne uniquement ou la sécurité et donc la liberté de l’ensemble de la population ?

La discrimination positive en France, c’est pareil. On commence par dire qu’il faut le mérite, sous-entendant par là que ceux à qui elle s’appliquerait serait des non-méritants – quand on connait à quoi s’alimente le mérite en France, on en rigole . Lorsqu’on ne peut plus convoquer le mérite, on dit qu’on le fait dans son coin, selon son bon vouloir. Chaque Chef y va de son petit fonds de commerce. C’est toujours ça de pris dans un Océan de Néant. Mais, au final, cela ne mange pas de pain. Pire, ce qui devrait être un droit, devient une faveur dépendant du bon vouloir d’un individu. Ce qui devait nourrir une politique de traitement des inégalités et s’attaquer à leur creuset devient le fait d’un Prince, quelque part dans sa province. 

La discrimination positive est une affaire d’inégalités sociales et non de promotion de la race. La preuve ultime est qu’aux Etats-Unis, la catégorie sociale qui en a le plus bénéficié est celle du Genre Féminin toutes « races » confondues et, au top de la chaîne, les femmes de type occidental. Ceci devrait remettre les choses dans la bonne perspective et non dans celle dévoyée vendue partout à la criée.

Le cadre légal a un ultime validateur : sa perception sociale. Si les deux ne sont pas accordés, alors tout le monde se sent en droit de ne pas respecter ce cadre. Les clandestins qui achètent les « enfants » n’ont aucun état d’âme, sachant que tout le monde triche, en haut surtout, tout comme ils n’en ont cure de tout le reste. Ne se sentant pas liés par un code injuste mis en oeuvre par le Maître, l’Esclave a dépassé le Maître.

Immigration. « Clandestin, un Destin. Le Marché Noir des adoptions ». Livre Amazon.

 

 LIRE L’INTRODUCTION ICI.

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