La Reconquête. « L’augmentation des prélèvements et des dépenses publiques ne peut tenir lieu de ligne politique ». (J.F. Copé).

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Oui à des réformes de structures, non aux artifices de communication !

  La reconquête

Lors de son discours d’ouverture de la conférence sociale, François Hollande a érigé deux grandes priorités : l’emploi et les retraites. Ces priorités sont aussi les nôtres. Il a ouvert des chantiers : financement de la protection sociale, apprentissage et alternance, réforme de la formation professionnelle, offres d’emplois non pourvues, équilibre financier du régime des retraites… Ce sont des sujets que nous avions placés au cœur de nos conventions sur le travail et la fiscalité. Je veux dire que, dans l’intérêt de la France et des Français, l’UMP est prête à soutenir François Hollande s’il oriente sa politique dans le sens d’un renforcement de la compétitivité au service de l’emploi et de la sauvegarde de notre système de retraites. Malheureusement, si les questions mises sur la table sont bonnes, les solutions proposées sont très en-deçà des besoins urgents de notre pays.

Sur l’emploi, François Hollande s’est, pour l’essentiel, gargarisé des instruments de sa boîte à outils : emplois d’avenir ou contrats de génération. Ces dispositifs financés par la dette peuvent bien sûr apporter un soutien ponctuel à des personnes en difficulté, mais ils ne créent pas sur le long terme des emplois pérennes. D’ailleurs, les masques sont en partie tombés sur l’imposture de l’inversion de la courbe du chômage. François Hollande envisage de concentrer une grande masse d’emplois d’avenir et de contrats aidés sur un ou deux mois fin 2013 pour obtenir un éventuel ralentissement de la hausse du chômage et dire qu’il aura tenu son pari… C’est assez dérisoire. Il doit créer sur le long terme les conditions du retour au plein emploi, pas faire baisser artificiellement et temporairement les chiffres du chômage. Les Français n’attendent pas de François Hollande qu’il fasse des paris de communication, mais qu’il agisse en profondeur à la restauration de la compétitivité dans notre pays. Pour cela la priorité doit aller à la baisse des charges, à l’allongement de la durée du travail, à l’assouplissement du code du travail, à l’allègement des normes au soutien à la formation et à la prise de risque.

Sur les retraites, le cadre fixé par François Hollande est très insuffisant. Prisonnier de ses promesses démagogiques de campagne, il se refuse à repousser les bornes d’âge de départ à la retraite qui sont pourtant le levier financier le plus efficace pour équilibrer notre régime, sans baisser les pensions ni augmenter les impôts. Prisonnier de ses intérêts électoralistes, il entend préserver les régimes spéciaux et récuse toute nouvelle convergence public/privé. Prisonnier de son carcan idéologique, il privilégie l’impôt : ce sont les actifs et les retraités – au risque d’une aggravation de la crise – qui devraient payer la facture. Augmenter encore le taux des prélèvements obligatoires ne peut tenir lieu de réforme des retraites. Il faut à l’inverse rapprocher les différents régimes de retraites et travailler plus longtemps en reculant l’âge légal de départ.

Nous soutiendrons toute réforme courageuse, nous formulons des propositions constructives sur tous les sujets mais nous fixons aussi des lignes rouges : l’augmentation des prélèvements et des dépenses publiques ne peut tenir lieu de ligne politique. C’est une impasse face à la crise.

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